Une intensité « très forte » jusqu'en 2027 : El Niño est plus puissant que jamais, alerte l'ONU
Le phénomène météorologique El Niño devrait atteindre une intensité « très forte », avec une quasi-certitude qu'il se prolonge jusqu'en février 2027, a alerté, jeudi 3 septembre, l'Organisation météorologique mondiale, une institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies ( ONU ). Cette variation naturelle du climat, qui se reproduit tous les deux à sept ans, entraîne une hausse des températures à l'échelle planétaire, des sécheresses en Océanie et une augmentation des précipitat.
El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit dans l'océan Pacifique. Il se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans la partie centrale et orientale de cet océan, près des côtes de l'Amérique du Sud. Ce phénomène survient en moyenne tous les deux à sept ans et dure généralement entre neuf et douze mois. Il perturbe les courants marins et atmosphériques à l'échelle mondiale, entraînant des modifications des régimes de pluie et des températures dans de nombreuses régions. Par exemple, il peut provoquer des sécheresses en Australie ou des pluies diluviennes en Amérique du Sud. L'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, alerte sur l'intensité exceptionnelle de ce phénomène pour la période 2023-2027.
L'Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution spécialisée des Nations Unies, a publié un rapport le 5 juillet 2023 indiquant que l'intensité d'El Niño serait « très forte » jusqu'en 2027. Selon l'OMM, il existe une probabilité de 90 % que ce phénomène se poursuive pendant toute cette période. Cette intensité est qualifiée de « très forte » sur une échelle qui en compte cinq, où le niveau 5 correspond à la catégorie la plus extrême. L'OMM souligne que cette situation est inhabituelle et pourrait avoir des conséquences majeures sur les conditions météorologiques mondiales, notamment en augmentant les températures globales et en exacerbant les événements climatiques extrêmes.
Les conséquences d'un El Niño intense sont multiples et variées selon les régions du monde. Par exemple, en Amérique du Sud, il peut entraîner des précipitations exceptionnelles, provoquant des inondations et des glissements de terrain, comme cela a été observé lors des précédents épisodes. En Asie du Sud-Est et en Australie, il est souvent associé à des sécheresses prolongées, affectant les récoltes et augmentant les risques d'incendies de forêt. En Afrique, certaines zones pourraient connaître des pluies plus abondantes, tandis que d'autres subiraient des pénuries d'eau. L'OMM indique que ces perturbations climatiques pourraient s'ajouter aux effets du réchauffement climatique déjà en cours, aggravant ainsi les risques pour les populations et les écosystèmes.
El Niño a également un impact significatif sur les températures mondiales. Selon l'OMM, il pourrait contribuer à une augmentation temporaire des températures moyennes à l'échelle planétaire. Par exemple, le phénomène pourrait ajouter 0,1 à 0,2 °C aux températures déjà élevées enregistrées en raison du changement climatique. Cela signifie que 2024 pourrait devenir l'année la plus chaude jamais enregistrée, dépassant le précédent record établi en 2016, également marqué par un El Niño intense. Cette hausse des températures pourrait avoir des répercussions sur la santé humaine, notamment en augmentant les risques de vagues de chaleur et de maladies liées à la chaleur.
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) joue un rôle central dans la surveillance et l'alerte des phénomènes climatiques comme El Niño. Basée à Genève, en Suisse, cette agence de l'ONU coordonne les efforts internationaux pour améliorer la compréhension des conditions météorologiques et climatiques. Elle publie régulièrement des bulletins et des alertes pour informer les gouvernements et les populations des risques à venir. Dans le cas d'El Niño, l'OMM s'appuie sur des modèles climatiques et des données recueillies par des satellites, des bouées océaniques et des stations météorologiques réparties dans le monde entier. Ces outils permettent d'anticiper les évolutions du phénomène et d'adapter les stratégies d'atténuation des risques.

