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Les Bourses mondiales minées par les craintes sur l’IA

Le Devoir · mis à jour il y a 6 j

Les géants des semi-conducteurs et des puces électroniques ont perdu du terrain lundi..

Bourses mondiales en baisse

Les places boursières mondiales ont reculé lundi 14 septembre 2026, sous l’effet de craintes liées à l’intelligence artificielle (IA). En Europe, Paris a perdu 0,76 %, Francfort 0,50 % et Milan 1,68 %, tandis que Londres a progressé de 0,44 % grâce à la hausse des prix du pétrole. À New York, le Nasdaq a limité ses pertes à 0,56 % après avoir chuté jusqu’à 1,30 % en début de séance, le Dow Jones a reculé de 0,29 % et le S&P 500 de 0,48 %. Ces baisses s’expliquent par des appels de dirigeants technologiques à ralentir le développement de l’IA, perçus négativement par les investisseurs. L’IA est un domaine de l’informatique visant à créer des machines capables d’imiter des comportements humains, comme le raisonnement ou l’apprentissage. Les investisseurs craignent que ces appels ne freinent la croissance des entreprises technologiques, qui représentent une part majeure des marchés boursiers.

Semi-conducteurs en chute libre

Les entreprises spécialisées dans les semi-conducteurs et les puces électroniques, essentielles pour entraîner les modèles d’IA, ont subi de fortes pertes lundi. Nvidia, leader mondial de ce secteur, a reculé de 3,36 %, Broadcom de 4,77 %, Micron de 5,25 %, AMD de 4,40 % et Intel de 5,59 %. En Europe, ASML, première capitalisation boursière du continent, a perdu 6,13 % à Amsterdam. Infineon a chuté de 7,87 % à Francfort et STMicroelectronics de 6,50 % à Paris. Les fournisseurs d’infrastructures pour les centres de données d’IA ont également souffert : Schneider Electric a cédé 6,54 % et Legrand 6,70 % à Paris, tandis que Siemens a perdu 8,33 % à Francfort. Les semi-conducteurs sont des composants électroniques indispensables pour les ordinateurs et les serveurs, et leur production est cruciale pour le développement de l’IA.

Logiciels épargnés par la baisse

Contrairement aux entreprises de semi-conducteurs, les sociétés de logiciels ont bénéficié d’un rebond lundi, car les craintes autour de l’IA ont semé le doute sur leur modèle économique. À Francfort, SAP a progressé de 5,12 % et Capgemini de 6,61 % à Paris. À Wall Street, Palantir a gagné 3,64 %, Cloudflare 7,78 % et CrowdStrike 13,85 %. Les logiciels sont des programmes informatiques qui permettent d’exécuter des tâches spécifiques, comme la gestion de données ou l’automatisation. Leur performance contrastée avec celle des semi-conducteurs s’explique par le fait que certains investisseurs voient dans l’IA une menace pour les modèles traditionnels de ces entreprises, tandis que d’autres y voient une opportunité de croissance.

Prix du pétrole en légère hausse

Le prix du baril de Brent, référence mondiale, a atteint un pic de 109 dollars en séance avant de terminer à 105,68 dollars (+1,02 %) lundi. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), autre référence majeure, a progressé de 1,34 % à 101,39 dollars. Cette hausse s’explique par des tensions géopolitiques : des attaques attribuées à des drones en provenance d’Irak ont conduit l’Arabie saoudite à fermer temporairement l’oléoduc Est-Ouest, une voie cruciale pour exporter le pétrole sans passer par le détroit d’Ormuz. Cet oléoduc transporte environ sept millions de barils par jour depuis l’est de l’Arabie saoudite jusqu’à Yanbu, sur la mer Rouge. Cependant, les cours ont ralenti après des déclarations du président américain Donald Trump sur Truth Social, évoquant un possible accord entre l’Iran et les États-Unis.

Ce que ça pourrait changer

La hausse des prix de l’énergie alimente les craintes d’inflation, ce qui pourrait pousser les banques centrales à relever leurs taux directeurs. Le rendement des obligations d’État à dix ans a brièvement dépassé 5 % aux États-Unis, un niveau inédit depuis 2023, avant de redescendre légèrement. En Europe, le taux allemand, référence sur le continent, a atteint 3,52 % (+0,01 point), son plus haut depuis 2009, tandis que le taux français a grimpé à 4,48 % (+0,03 point), dépassant 4,50 % pour la première fois depuis 2008. Les taux directeurs sont les taux d’intérêt fixés par les banques centrales pour contrôler l’inflation et la croissance économique. Une hausse de ces taux rend l’emprunt plus coûteux pour les États, les entreprises et les ménages, ce qui peut freiner l’activité économique.

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