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Généraliste

Éric Duhaime «très, très confiant» à la veille du vote

Le Devoir · mis à jour 4 oct.

Le chef conservateur souhaite obtenir 20% des votes et devenir un groupe parlementaire reconnu..

Contexte électoral

Les élections législatives québécoises de 2026, prévues pour le 6 octobre, opposent principalement le Parti conservateur du Québec (PCQ) d'Éric Duhaime et le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon. Ces élections visent à élire les 125 députés de l'Assemblée nationale du Québec. Le PCQ, dirigé par Éric Duhaime, cherche à obtenir au moins 20 % des votes ou 12 députés pour devenir un groupe parlementaire reconnu à l'Assemblée nationale. Ce statut est important car il permet au parti d'avoir plus de visibilité et d'influence dans les débats parlementaires. Le PQ, traditionnellement dominant au Québec, est donné comme favori par certains observateurs, mais le PCQ se présente comme une alternative crédible. La campagne se déroule dans un contexte où les deux partis sont nez à nez dans six circonscriptions, selon les dernières estimations.

Stratégie du PCQ

Éric Duhaime, chef du PCQ, affiche une grande confiance à la veille du scrutin, se disant serein et très, très confiant quant à la possibilité de faire élire au moins 12 députés. Il mise sur une forte participation électorale pour empêcher le PQ d'obtenir une majorité absolue et pour bloquer un éventuel référendum sur l'indépendance du Québec. Duhaime critique ouvertement le PQ, accusant son chef, Paul St-Pierre Plamondon, de manquer de légitimité pour lancer un référendum, rappelant que le Québec a déjà rejeté cette option par deux fois lors de référendums précédents (en 1980 et 1995). Le PCQ propose des politiques économiques libérales, notamment une réduction des dépenses de l'État et des baisses d'impôts pour les particuliers et les entreprises, tout en se disant prêt à collaborer avec d'autres partis une fois élu.

Enjeux politiques

Le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, tente de convaincre les électeurs de voter pour un gouvernement plutôt que pour une opposition, une stratégie qui vise à mobiliser son électorat traditionnel. Cependant, Duhaime tourne en dérision cette approche, soulignant que St-Pierre Plamondon a lui-même voté pour le Bloc québécois (un parti fédéraliste) lors des élections fédérales, ce qui rend son discours incohérent selon lui. Le PCQ espère capitaliser sur le mécontentement économique et géopolitique actuel, estimant que les Québécois ne sont pas prêts pour un nouveau référendum. Le parti mise aussi sur des électeurs traditionnellement libéraux ou péquistes, leur rappelant que leur vote pourrait être décisif pour atteindre le seuil des 20 % des voix, nécessaire pour obtenir le statut de groupe parlementaire.

Réactions et critiques

La co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a qualifié les idées d'Éric Duhaime de dangereuses, une accusation que ce dernier rejette en affirmant que ses positions sont modérées et normales. Il cite comme exemple le fait de ne jamais avoir proposé de nationaliser des épiceries, une mesure radicale souvent associée aux partis de gauche. Duhaime retourne la critique en soulignant que Québec solidaire n'a pas de leçons à donner en matière de modération, sous-entendant que ce parti propose des politiques tout aussi radicales. Malgré ces échanges, le PCQ insiste sur sa volonté de collaborer avec les autres partis une fois élu, quel que soit le nombre de députés obtenus, pour faire avancer ses propositions au sein de l'Assemblée nationale.

Ce que ça pourrait changer

Pour le PCQ, l'objectif principal est d'obtenir au moins 12 députés ou 20 % des votes lors du scrutin du 6 octobre 2026. Ce seuil est crucial car il permettrait au parti de devenir un *groupe parlementaire reconnu*, lui offrant des avantages institutionnels comme un temps de parole accru et une meilleure représentation dans les commissions parlementaires. Duhaime insiste particulièrement sur l'importance des 20 % des voix, car cela pourrait convaincre des électeurs habitués à voter pour d'autres partis (comme le Parti libéral) de se rallier à sa cause. Le parti mise sur une mobilisation massive des électeurs pour atteindre cet objectif et influencer l'équilibre des forces à l'Assemblée nationale, quel que soit le résultat final.

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