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Pour se maintenir en forme, marcher ne suffit pas : il est nécessaire d'y ajouter une autre activité

Science & Vie · mis à jour il y a 29 j

Aux États-Unis, la marche est l'activité physique la plus pratiquée, mais elle ne garantit pas toujours une santé optimale. Une étude révèle que pour atteindre les niveaux d'activité recommandés, il est essentiel de combiner la marche avec d'autres exercices..

Marche seule insuffisante

Une étude américaine récente révèle que la marche, bien que bénéfique pour la santé, ne suffit pas à elle seule pour maintenir une bonne condition physique. Les chercheurs soulignent que cette activité, souvent recommandée pour ses vertus cardiovasculaires et son accessibilité, doit être complétée par une autre forme d’exercice pour obtenir des résultats optimaux. Le terme condition physique désigne ici la capacité globale du corps à accomplir des efforts physiques sans fatigue excessive, incluant l’endurance, la force musculaire, la souplesse et la santé cardiovasculaire. L’étude précise que la marche, même pratiquée régulièrement, ne permet pas de solliciter suffisamment tous les groupes musculaires ni d’améliorer significativement la capacité respiratoire ou la densité osseuse. Par exemple, une personne qui marche 30 minutes par jour peut améliorer son endurance, mais ne développera pas sa masse musculaire ni sa puissance cardiovasculaire au même niveau qu’avec une activité complémentaire comme la natation ou le renforcement musculaire.

Activités complémentaires

Pour compenser les limites de la marche, l’étude américaine recommande d’ajouter une activité physique variée, comme le renforcement musculaire, la natation ou le vélo. Le renforcement musculaire désigne des exercices ciblant les muscles, souvent réalisés avec des poids ou des résistances, pour augmenter la force et la masse musculaire. La natation, quant à elle, sollicite l’ensemble du corps tout en limitant les impacts sur les articulations, ce qui en fait une activité idéale pour les personnes de tous âges. L’étude précise que ces activités complémentaires doivent être pratiquées au moins deux fois par semaine pour avoir un impact significatif sur la condition physique. Par exemple, combiner 30 minutes de marche quotidienne avec deux séances de 20 minutes de renforcement musculaire par semaine permettrait d’améliorer à la fois l’endurance, la force et la santé osseuse. Les chercheurs insistent sur l’importance de la régularité et de la diversité des exercices pour des bénéfices durables.

Bénéfices santé prouvés

Les résultats de l’étude montrent que l’ajout d’une activité complémentaire à la marche réduit de 30 % le risque de maladies chroniques comme le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires. Le diabète de type 2 est une maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie chronique, souvent liée à un mode de vie sédentaire et à une alimentation déséquilibrée. Les chercheurs ont observé que les participants qui combinaient marche et renforcement musculaire présentaient une meilleure sensibilité à l’insuline, un facteur clé pour prévenir le diabète. De plus, ces participants affichaient une réduction de 15 % de leur indice de masse corporelle (IMC), un indicateur utilisé pour évaluer si une personne a un poids santé par rapport à sa taille. L’étude souligne que ces bénéfices sont particulièrement marqués chez les personnes âgées de plus de 50 ans, un groupe souvent confronté à une perte progressive de masse musculaire et de mobilité.

Recommandations officielles

Les conclusions de l’étude américaine rejoignent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui préconise au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, dont deux séances de renforcement musculaire. L’OMS est une agence spécialisée des Nations unies chargée de coordonner les efforts internationaux pour améliorer la santé publique. L’étude précise que ces recommandations s’appliquent à tous les adultes, quel que soit leur niveau de forme physique initial. Pour les personnes sédentaires, il est conseillé de commencer progressivement, par exemple en augmentant la durée ou l’intensité de la marche avant d’intégrer une activité complémentaire. Les chercheurs insistent également sur l’importance de consulter un professionnel de santé avant de commencer un nouveau programme d’exercices, surtout en cas de problèmes de santé préexistants comme l’arthrose ou les maladies cardiovasculaires.

Ce que ça pourrait changer

L’étude met en lumière les effets positifs de cette combinaison d’activités sur la qualité de vie, notamment en réduisant les douleurs articulaires et en améliorant la mobilité. Les chercheurs ont observé que les participants qui suivaient ces recommandations ressentaient moins de raideurs matinales et pouvaient réaliser leurs activités quotidiennes avec plus d’aisance. Par exemple, monter les escaliers ou porter des courses devenait moins fatigant. De plus, ces participants rapportaient une amélioration de leur humeur et une réduction du stress, des bénéfices souvent associés à la pratique régulière d’une activité physique. L’étude souligne que ces effets sont particulièrement importants pour les personnes âgées, chez qui la perte d’autonomie est un enjeu majeur de santé publique. Enfin, les chercheurs notent que ces améliorations se traduisent par une réduction des dépenses liées aux soins de santé, un avantage économique non négligeable pour les systèmes de santé.

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