Donald Trump annonce bannir de la Maison-Blanche CNN, MSNOW et Politico
Le président accuse ces médias de rapporter sans cesse des « fausses nouvelles » à son sujet..
Le 18 septembre 2026, le président américain Donald Trump a déclaré vouloir interdire immédiatement l'accès à la Maison-Blanche aux médias CNN, MSNOW (anciennement MSNBC) et Politico. Il justifie cette décision en les accusant de diffuser des fausses informations et des mensonges à son sujet ou sur les États-Unis. Trump a précisé que cette interdiction concernait principalement son bureau ovale, sans préciser les modalités exactes de son application. Cette annonce s'inscrit dans une stratégie plus large de restriction de l'accès des médias critiques à la présidence américaine, qu'il avait déjà mise en œuvre lors de son premier mandat entre 2017 et 2021.
Les trois médias visés par l'interdiction ont réagi vivement à cette annonce. CNN a affirmé soutenir ses journalistes présents à la Maison-Blanche et a qualifié l'interdiction de violation illégale du droit fondamental à la liberté de presse, protégé par le premier amendement de la Constitution américaine. Politico a également déclaré vouloir défendre ses droits constitutionnels, notamment le premier amendement, qui garantit la liberté d'expression et de la presse. Bruce Brown, président du Reporters Committee for Freedom of the Press, a qualifié cette interdiction de mesure inconstitutionnelle, soulignant que la Maison-Blanche ne peut exclure des journalistes simplement parce qu'elle n'apprécie pas leur travail.
Cette interdiction n'est pas la première initiative de Donald Trump contre les médias critiques. Dès son premier mandat, il avait régulièrement qualifié CNN de vecteur de fausses nouvelles et avait temporairement retiré l'accréditation du journaliste Jim Acosta, de CNN, après une altercation publique. En 2022, Trump avait même engagé une procédure judiciaire contre CNN pour diffamation, mais un juge fédéral avait rejeté sa plainte en 2023. Il avait également interdit l'accès de l'agence Associated Press à son bureau ovale en 2025, après qu'elle eut refusé d'utiliser l'expression golfe d'Amérique pour désigner le golfe du Mexique, imposée par décret présidentiel.
Le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté de la presse et interdit au gouvernement de censurer ou de restreindre l'accès aux médias. Les experts juridiques et les associations de journalistes, comme le Reporters Committee for Freedom of the Press, estiment que l'interdiction de Donald Trump violerait ce principe fondamental. Bruce Brown a rappelé que si la Maison-Blanche invite des journalistes, elle ne peut pas en exclure d'autres sous prétexte qu'elle n'aime pas leur couverture. Cette affaire pourrait donc rapidement se retrouver devant les tribunaux, où elle serait probablement annulée au nom de la Constitution.
À ce stade, l'application concrète de cette interdiction reste floue. Donald Trump a évoqué la possibilité d'étendre cette mesure à d'autres médias, comme le *New York Times* et le *Washington Post*, qu'il qualifie régulièrement de *porteurs de fausses nouvelles*. Cependant, aucune décision officielle n'a été prise à leur égard. Les médias concernés ont annoncé leur intention de contester cette interdiction, tandis que des organisations de défense de la liberté de presse se mobilisent pour protéger les droits des journalistes. L'issue de cette crise dépendra des actions juridiques qui seront engagées dans les prochains jours.

