Après la reprise des hostilités, Trump déclare le cessez-le-feu avec l’Iran « terminé »
« C'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs », a lancé le président américain..
Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran était « terminé » le 8 juillet 2026, après des violents échanges de frappes entre les deux pays. Ce cessez-le-feu avait été établi fin juin 2026 par un protocole d’accord signé le 17 juin, qui permettait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique. Trump a justifié sa décision en qualifiant les dirigeants iraniens de « menteurs » et de « malades », tout en laissant la porte ouverte à des discussions futures. Cette annonce a provoqué une hausse de 5 % du prix du pétrole, atteignant 78 dollars le baril de Brent, une référence internationale. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement 20 % du brut et du gaz liquéfié mondial, est au cœur des tensions. L’Iran refuse de revenir à la situation d’avant-guerre, où ce passage était gratuit, et menace les navires qui ne respectent pas son itinéraire imposé le long de ses côtes.
Les hostilités ont repris avec des tirs attribués à l’Iran sur trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, suivis de frappes américaines ciblant plus de 80 sites en Iran, selon l’armée américaine. En représailles, l’Iran a attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, où des sirènes d’alerte ont retenti. Des explosions ont également été signalées près du détroit et dans la ville portuaire de Bouchehr, principal terminal pétrolier iranien, où transite normalement 90 % du brut du pays. Les Gardiens de la révolution islamique, une force militaire iranienne, ont revendiqué des tirs de missiles et de drones contre 85 installations américaines, ainsi que la destruction d’un drone MQ-9. L’Iran a également annoncé la mort d’un de ses marins lors d’un affrontement près de la frontière irakienne. Les États-Unis ont rétabli la veille leurs sanctions économiques sur le brut iranien, levées temporairement par l’accord de juin.
L’Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l’ONU, a estimé que 6 000 marins restent bloqués dans le golfe Persique en raison du conflit. Ces marins, à bord de navires incapables de quitter la zone en toute sécurité, subissent une détresse psychologique croissante. L’OMI a appelé les acteurs du conflit à éviter le passage par le détroit d’Ormuz pour limiter les risques. Des dizaines de navires sont immobilisés dans la région, où transitent normalement 20 % du pétrole et du gaz liquéfié mondial. Les tensions actuelles exacerbent les craintes pour la sécurité des équipages et perturbent le commerce maritime international.
Plusieurs pays et organisations ont réagi aux dernières escalades. Le Koweït a condamné les attaques iraniennes, tandis que le Qatar, médiateur entre l’Iran et les États-Unis, a dénoncé des attaques « injustifiées » et appelé au dialogue. La Chine a averti qu’une reprise des hostilités n’était dans l’intérêt de personne. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a jugé les frappes américaines « nécessaires » pour répondre à l’Iran. De son côté, l’Iran a accusé les États-Unis de violer le protocole d’accord et a menacé de prendre des mesures « décisives » pour protéger ses intérêts. Le ministère iranien des Affaires étrangères a attribué la responsabilité de l’escalade à Washington. Ces tensions surviennent alors que l’Iran organise des funérailles nationales pour son guide suprême, Ali Khamenei, tué lors des premiers jours de la guerre.
La guerre entre l’Iran et une coalition menée par les États-Unis et Israël a débuté le 28 février 2026, après une offensive israélo-américaine. Un protocole d’accord avait été signé le 17 juin 2026 pour rétablir une trêve temporaire, permettant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz. Cependant, les négociations pour un règlement durable restent fragiles et marquées par une rhétorique agressive des deux côtés. L’Iran exige le respect de sa souveraineté et menace de cibler toute entité soutenant les États-Unis dans la région. Les États-Unis, de leur côté, considèrent les agissements iraniens dans le détroit comme « inacceptables » et promettent des représailles. Le conflit s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, avec des implications majeures pour la sécurité énergétique mondiale.

