Un gouvernement péquiste aurait des discussions directes avec les États-Unis
Paul St-Pierre Plamondon ne plaide toutefois pas pour un accord commercial parallèle..
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ) et candidat à la tête du gouvernement du Québec lors des élections de 2026, a confirmé qu’un futur gouvernement péquiste engagerait des discussions directes avec les États-Unis. Cette déclaration intervient dans un contexte où le Québec, comme d’autres provinces canadiennes (Alberta, Ontario, Île-du-Prince-Édouard), souhaite défendre ses intérêts économiques et politiques auprès de son voisin américain. Le candidat a précisé que ces échanges viseraient à renforcer les liens diplomatiques, sans pour autant chercher à conclure un accord commercial séparé avec Washington. Cette nuance est importante, car elle distingue une simple collaboration diplomatique d’une négociation commerciale formelle, comme celle souhaitée par certains groupes de pression américains. La date des élections, fixée au 5 octobre 2026, est également mentionnée comme un horizon temporel pour ces éventuelles discussions.
Les déclarations de Paul St-Pierre Plamondon ont suscité des réactions de la part des autres partis politiques québécois. Christine Fréchette, cheffe de la Coalition Avenir Québec (CAQ), a critiqué le candidat péquiste en l’accusant de « jouer le jeu des Américains ». Elle a également exprimé des craintes quant à une possible ingérence étrangère dans le cadre d’un éventuel référendum sur l’avenir politique du Québec, suggérant que les États-Unis pourraient tenter de profiter de la situation. De son côté, Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a remis en question les voyages internationaux de Paul St-Pierre Plamondon, évoquant des rencontres secrètes avec des représentants américains. Ce dernier a démenti ces allégations, affirmant n’avoir jamais eu de discussions politiques avec des Américains depuis qu’il est chef du PQ. Un échange tendu entre Milliard et St-Pierre Plamondon a eu lieu à ce sujet, ce dernier exigeant des excuses.
En janvier 2026, Paul St-Pierre Plamondon avait évoqué son intention de réaliser une tournée internationale, incluant les États-Unis, pour promouvoir les intérêts du Québec. Cependant, en juin 2026, il a annoncé reporter ce voyage, invoquant la priorité donnée aux dernières semaines de campagne électorale et aux annonces politiques. Interrogé sur d’éventuelles conversations confidentielles avec des gouvernements étrangers, il a répondu par l’affirmative, mais en excluant explicitement les États-Unis. Cette clarification vise à rassurer sur la nature des échanges menés par le PQ, tout en maintenant une posture diplomatique active. Le report de la tournée illustre également les contraintes logistiques et stratégiques d’une campagne électorale en fin de course.
Les soupçons d’ingérence étrangère dans la campagne électorale québécoise ont été au cœur d’un débat entre les partis. Christine Fréchette (CAQ) et Charles Milliard (PLQ) ont tous deux pointé du doigt des risques potentiels, notamment en cas de référendum sur la souveraineté du Québec. Fréchette a évoqué le « coup de la Brink’s » – une référence historique à une crise politique québécoise des années 1970 – pour illustrer ses craintes d’une manipulation externe. Milliard, quant à lui, a refusé de retirer ses accusations, insistant sur l’importance de poser des questions pour protéger les intérêts des Québécois. Paul St-Pierre Plamondon a balayé ces allégations, les qualifiant de tactiques de « peur » destinées à influencer les électeurs indécis.
À la veille du vote par anticipation, Paul St-Pierre Plamondon a annoncé des mesures ciblées pour lutter contre la fraude envers les aînés au Québec. Il s’est engagé à maintenir un crédit d’impôt de 2000 $ pour le soutien des aînés et à renforcer les peines contre les fraudeurs. Pour ce faire, il propose de mobiliser le Directeur des poursuites criminelles et pénales afin d’obtenir des condamnations plus sévères. Une autre mesure prévoit la création d’un poste de protecteur des aînés, chargé d’enquêter sur ces fraudes et de formuler des recommandations. Ces propositions s’inscrivent dans une volonté affichée de « frapper fort » contre les abus dont sont victimes les personnes âgées, un enjeu de société de plus en plus médiatisé au Québec.
Paul St-Pierre Plamondon a défendu la pertinence d’un gouvernement majoritaire pour le PQ, soulignant que les promesses électorales pourraient être plus facilement mises en œuvre sans dépendre des autres partis. Il a également évoqué des « journées de créativité » pour contrer les attaques des partis rivaux, comparant ces stratégies à des tactiques de peur historiques comme le « coup de la Brink’s ». Cette approche vise à mobiliser l’électorat indécis en mettant en avant la stabilité et l’autonomie d’un gouvernement majoritaire. Le candidat a également rappelé l’importance de la transparence et de la défense des intérêts québécois, notamment face aux pressions extérieures.

