Le taux de chômage a légèrement diminué en juillet au Canada, à 6
L'économie canadienne a créé 75 000 emplois en juillet, tandis qu'elle en avait créé 18 000 en juin..
En juillet 2026, le taux de chômage au Canada a légèrement diminué, passant à 6,4 %. Cette baisse représente une réduction de 0,1 point de pourcentage par rapport au mois précédent, où le taux était de 6,5 %. Selon les données de Statistique Canada, cette amélioration s’explique par la création de 75 000 emplois supplémentaires sur le mois. Il s’agit du taux de chômage le plus bas enregistré depuis deux ans au pays. Cette tendance positive marque un contraste avec le mois de juin, où seulement 18 000 emplois avaient été créés, entraînant une stagnation du taux de chômage. Le taux de 6,4 % reste un indicateur clé de la santé du marché du travail canadien, reflétant la capacité de l’économie à absorber une partie de la population active en quête d’emploi.
La situation du marché du travail varie selon les provinces. En Ontario, le nombre d’emplois a augmenté de 52 000, marquant une troisième hausse en quatre mois. Cette croissance est la plus marquée parmi les provinces canadiennes. En revanche, au Québec, le taux de chômage a légèrement augmenté, passant de 5,4 % à 5,6 % en juillet, soit une hausse de 0,2 point de pourcentage. Cette différence régionale illustre la diversité des dynamiques économiques au sein du Canada. Les provinces comme l’Ontario, souvent plus industrialisées, peuvent connaître des cycles économiques distincts de ceux du Québec, où des secteurs comme les services ou la culture jouent un rôle plus important.
Les jeunes âgés de 15 à 24 ans ont particulièrement bénéficié de la création d’emplois en juillet. Le groupe a enregistré un gain net de 51 000 emplois, principalement portés par les femmes de cette tranche d’âge, dont le taux de chômage a baissé à 5,2 % (-0,3 point de pourcentage). Chez les jeunes hommes, le taux de chômage reste légèrement plus élevé, à 5,8 %. Cette amélioration pour les jeunes est un signe encourageant, car ce groupe est souvent plus vulnérable face aux fluctuations du marché du travail. Les secteurs comme le commerce de détail, les services professionnels ou la construction ont contribué à cette dynamique positive pour les jeunes travailleurs.
Plusieurs secteurs économiques ont contribué à la création d’emplois en juillet. Le commerce de gros et de détail a enregistré une hausse de 21 000 emplois, soit une augmentation de 0,7 %. Le secteur des finances, assurances et services immobiliers a également progressé, avec 18 000 emplois créés (+1,2 %). Les services professionnels, scientifiques et techniques ont vu leur effectif augmenter de 17 000 personnes (+0,8 %), tandis que le secteur de la construction a créé 16 000 emplois (+1,0 %). Ces secteurs reflètent des besoins persistants dans l’économie, notamment dans les services aux entreprises et les activités liées à l’immobilier ou aux infrastructures.
À l’inverse, certains secteurs ont connu des pertes d’emplois. Les *administrations publiques* ont réduit leurs effectifs de 15 000 postes (-1,2 %), tandis que l’*agriculture* a perdu 9 600 emplois (-4,3 %). Ces baisses peuvent s’expliquer par des restructurations budgétaires, des changements dans les politiques publiques ou des évolutions technologiques dans le cas de l’agriculture, où la mécanisation réduit parfois le besoin en main-d’œuvre. Ces secteurs, bien que moins médiatisés, jouent un rôle crucial dans l’économie et leur déclin peut avoir des répercussions locales, notamment dans les régions rurales.

