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Le Trésor américain revendique le succès de sa campagne pour isoler Téhéran

Le Devoir · mis à jour 28 sept.

Scott Bessent s’est félicité d’une série de restrictions ciblant les banques et les compagnies aériennes..

Campagne américaine contre l'Iran

Scott Bessent, secrétaire américain des Finances, a annoncé le succès d’une campagne visant à isoler économiquement l’Iran. Cette initiative repose sur des restrictions ciblées imposées aux banques et aux compagnies aériennes iraniennes. Selon ses déclarations sur le réseau social X, des équipes américaines ont été envoyées dans plusieurs pays pour convaincre ces derniers d’appliquer des mesures contre le régime iranien. Bessent affirme que ces efforts portent leurs fruits, notamment en limitant les capacités financières et logistiques de l’Iran. Cette campagne s’inscrit dans le cadre des sanctions économiques américaines, qui visent à affaiblir le gouvernement iranien en limitant ses ressources et ses échanges internationaux.

Restrictions sur les compagnies aériennes

Plusieurs pays ont suspendu les vols des compagnies aériennes iraniennes, comme la compagnie privée Mahan Air, en réponse aux pressions américaines. La Turquie et Oman ont notamment arrêté les vols de cette compagnie, tandis que les Émirats arabes unis ont interdit tous les vols des compagnies iraniennes à partir du 23 septembre 2026. Ces mesures visent à se conformer aux nouvelles sanctions américaines ciblant le secteur aérien iranien. Cependant, certaines liaisons persistent avec des pays comme la Chine et la Russie, qui rejettent les sanctions américaines qualifiées d’« unilatérales et illégales ». En Turquie, Iran Air et d’autres petites compagnies assurent toujours des vols quotidiens vers Téhéran et Istanbul. D’autres pays comme le Pakistan, l’Afghanistan ou la Malaisie continuent également à être desservis par des compagnies iraniennes.

Sanctions contre les banques iraniennes

Les États-Unis ont également ciblé les banques iraniennes, en collaboration avec d’autres pays. Aux Émirats arabes unis, la banque centrale a interdit à la banque publique Melli d’effectuer des transactions avec l’Iran, l’accusant de ne pas respecter les lois contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En Turquie, le régulateur bancaire a retiré la licence de la banque Mellat, invoquant des risques pour la stabilité du système financier. Ces mesures s’ajoutent à une tournée diplomatique menée par Jonathan Burke, secrétaire adjoint au Trésor américain chargé de la lutte contre le financement du terrorisme, qui a visité le Moyen-Orient et l’Europe pendant deux semaines. Selon le Wall Street Journal, le Trésor américain a discuté avec plus de 50 pays pour renforcer ces sanctions.

Ce que ça pourrait changer

Les sanctions américaines ont entraîné des restrictions concrètes pour l’Iran, notamment en limitant ses capacités à importer et exporter des biens, ainsi qu’à financer ses activités. Les compagnies aériennes iraniennes, privées comme publiques, voient leurs routes aériennes réduites, ce qui complique les déplacements et le commerce. Les banques, quant à elles, subissent des interdictions de transactions, ce qui perturbe les échanges financiers internationaux. Cependant, certains pays comme la Chine, la Russie et d’autres alliés de l’Iran continuent de maintenir des liens économiques et commerciaux, malgré les sanctions. Ces mesures illustrent la stratégie américaine de pression économique pour isoler le régime iranien, tout en montrant les limites de cette approche face à la résistance de certains partenaires internationaux.

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