NapseflowNapseflow
Numérique

☕️ Bruxelles donne son aval au rachat d’Electronic Arts par des fonds saoudien et américains

Next.ink · mis à jour il y a 14 j

Le projet d’acquisition d’Electronic Arts par un consortium emmené par le PIF, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite, est en bonne voie. Du moins du côté de l’Union européenne, qui a donné son feu vert à l’opération maousse costaud de 55 milliards de dollars.

Rachat d'EA validé par l'UE

La Commission européenne a donné son accord au rachat du géant du jeu vidéo Electronic Arts (EA) par un consortium composé du PIF (Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite), du fonds américain Silver Lake Capital et d’Affinity Partners, géré par Jared Kushner, ancien gendre de Donald Trump. Ce projet, évalué à 55 milliards de dollars, représente la deuxième plus grande acquisition de l’histoire du secteur du jeu vidéo, après le rachat d’Activision Blizzard King par Microsoft pour 69 milliards de dollars en 2023. L’Union européenne a estimé que cette opération ne posait pas de problème de concurrence, car son impact sur les marchés concernés serait limité. Cependant, une procédure supplémentaire doit encore être finalisée d’ici le 30 juillet 2025 : il s’agit de vérifier si le soutien financier du PIF, un fonds souverain saoudien, ne crée pas un avantage déloyal pour le consortium.

Feu vert américain en attente

Aux États-Unis, le rachat d’EA doit encore obtenir deux validations majeures. D’abord, la FTC (Federal Trade Commission), le régulateur de la concurrence, n’a pas encore bloqué l’opération, ce qui équivaut à un feu vert implicite. Ensuite, le CFIUS (Committee on Foreign Investment in the United States), un comité chargé d’examiner les investissements étrangers sous l’angle de la sécurité nationale, doit donner son aval. Le PIF, principal partenaire du consortium, est en effet un acteur majeur en Arabie saoudite, un pays dont les liens avec les États-Unis pourraient susciter des interrogations. Sans ces approbations, l’acquisition ne pourra pas aboutir.

Conséquences financières pour EA

Si le rachat est finalisé, EA, éditeur de jeux comme FIFA ou The Sims, devra supporter une dette de 20 milliards de dollars. Cette somme imposera à l’entreprise des mesures drastiques pour maintenir sa rentabilité, comme des fermetures de studios ou des licenciements. Ces économies s’ajoutent à un contexte déjà difficile pour le secteur du jeu vidéo, en crise depuis plusieurs années. Malgré ces défis, le consortium mise sur la capacité d’EA à générer des revenus élevés pour rembourser sa dette et assurer la pérennité de l’entreprise. L’opération pourrait aussi redessiner la hiérarchie des acteurs du jeu vidéo, en plaçant le consortium à la tête d’un géant aux moyens financiers renforcés.

Ce que ça pourrait changer

Le **PIF** (*Public Investment Fund*), fonds souverain saoudien, joue un rôle central dans cette acquisition. Il est accompagné de deux partenaires américains : *Silver Lake Capital*, un fonds de *private equity* spécialisé dans les rachats d’entreprises, et *Affinity Partners*, dirigé par Jared Kushner, une figure politique proche de l’ancien président américain Donald Trump. Ces acteurs combinent des capitaux saoudiens et américains pour financer l’opération. EA, de son côté, est un éditeur historique du jeu vidéo, connu pour ses franchises populaires et son influence sur le marché. Ensemble, ces parties prenantes forment un consortium aux ambitions financières et stratégiques majeures.

Sujets complémentaires