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Généraliste

Guerre commerciale : « Je continue d’être première ministre », se défend Fréchette

ICI Radio-Canada · mis à jour 7 sept.

La cheffe de la CAQ est critiquée de toutes parts pour avoir convié son Conseil des ministres lundi soir..

Contexte politique tendu

Christine Fréchette, première ministre du Québec et cheffe de la Coalition Avenir Québec (CAQ), fait face à des critiques de l'opposition politique concernant sa gestion de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis. Ces tensions surviennent alors que le Québec doit mettre en place des contre-tarifs en réponse aux droits de douane imposés par l'administration de Donald Trump. Les adversaires politiques de Mme Fréchette l'accusent d'utiliser cette crise économique à des fins électoralistes, en mettant en scène des actions gouvernementales pour des raisons de communication politique. Elle rejette ces accusations en affirmant qu'elle agit pour protéger l'économie québécoise et ses travailleurs, sans s'excuser de gouverner.

Réunion d'urgence du Conseil

Pour faire face à la situation, Christine Fréchette a convoqué une réunion spéciale du Conseil des ministres le lundi 7 septembre 2026 en soirée. L'objectif était de discuter des contre-tarifs que le Canada doit appliquer à minuit, en représailles aux tarifs américains. Ces contre-mesures, dont les détails ne sont pas publics, visent à protéger les entreprises québécoises des conséquences économiques négatives. Les tarifs américains déjà en vigueur et ceux prévus par le Canada concernent des centaines de produits, avec des droits de douane variant entre 15 % et 50 %. Plusieurs acteurs craignent que ces mesures nuisent davantage à l'économie des provinces canadiennes qu'à celle des États-Unis.

Réactions de l'opposition

Les chefs des autres formations politiques en campagne électorale ont critiqué la décision de Christine Fréchette, la qualifiant de pièce de théâtre ou d'opération marketing pour détourner l'attention de son bilan. Malgré ces attaques, Mme Fréchette a invité ses adversaires à une rencontre le même soir après le Conseil des ministres pour leur présenter les mesures d'aide aux entreprises québécoises. Parmi les participants, Ruba Ghazal (Québec solidaire) a accepté sans réserve, soulignant l'importance de travailler ensemble pour l'intérêt commun. Charles Milliard (Parti libéral du Québec) a accepté à contrecœur, exprimant des doutes sur l'utilité de cette rencontre, qu'il jugeait d'une inutilité totale lors de la précédente. Paul St-Pierre Plamondon (Parti québécois) a également accepté, mais en exigeant un rôle plus actif que celui de figurant. Éric Duhaime (Parti conservateur du Québec) a refusé catégoriquement, qualifiant cette initiative de tentative de diversion pour masquer le bilan de la CAQ.

Défense de l'action gouvernementale

Christine Fréchette a défendu sa position en affirmant qu'elle n'avait pas à s'excuser de gouverner pour protéger les entreprises, l'économie et les travailleurs québécois. Elle a précisé avoir reçu des ajustements de la part d'Ottawa pour répondre aux demandes du Québec, sans pour autant divulguer les détails de ces mesures. Elle a également rappelé qu'une première rencontre avait eu lieu le 22 août 2026 pour discuter des droits de douane, mais que les informations fournies avaient été rendues publiques avant même la tenue de la réunion. Malgré les critiques, elle maintient l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition pour présenter les actions gouvernementales en cours.

Ce que ça pourrait changer

La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, déclenchée par les tarifs douaniers imposés par Donald Trump, place le Québec dans une position délicate. Les contre-tarifs canadiens, dont les détails restent confidentiels, visent à riposter aux mesures américaines tout en limitant les impacts négatifs sur l'économie québécoise. Les droits de douane appliqués par les deux pays concernent des centaines de produits, avec des taux allant de 15 % à 50 %. Le Québec craint que ces mesures ne se retournent contre ses propres entreprises, déjà fragilisées par la situation. Christine Fréchette insiste sur la nécessité d'agir rapidement pour protéger les emplois et les secteurs économiques locaux, tout en maintenant un dialogue avec Ottawa pour coordonner les réponses.

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