Argent de votre startup : quelles solutions au-delà du compte courant ?
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L’excédent de trésorerie désigne l’argent disponible sur le compte d’une entreprise qui n’est pas immédiatement utilisé pour ses dépenses courantes ou ses projets à court terme. Par exemple, une startup qui vient de lever des fonds (recevoir de l’argent frais de la part d’investisseurs) peut se retrouver avec un excédent de trésorerie, car ces fonds ne sont pas dépensés immédiatement mais prévus pour des investissements futurs, généralement dans un délai de 12 à 24 mois. Selon Alexis Trigaut, expert cité dans l’article, l’important n’est pas seulement le montant placé, mais la manière dont cet argent est réparti entre différentes poches de trésorerie (fonds dédiés à des usages spécifiques). L’article souligne qu’il est judicieux de commencer à placer cet excédent dès que quelques dizaines de milliers d’euros sont disponibles, et non d’attendre d’avoir plusieurs centaines de milliers d’euros.
Le niveau de trésorerie désigne la somme d’argent dont une entreprise dispose pour faire face à ses obligations financières à court terme, comme payer ses fournisseurs, ses salaires ou ses charges. L’article explique que la crise du Covid-19 a révélé que de nombreuses entreprises ne disposaient que de quelques semaines de trésorerie en réserve, ce qui les a rendues vulnérables aux chocs économiques. Depuis, la Banque de France indique que les entreprises ont réévalué à la hausse leur niveau de trésorerie jugé satisfaisant, en raison de plusieurs crises successives : la pandémie, la guerre en Ukraine, l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et les difficultés d’approvisionnement. Ces événements ont incité les dirigeants à privilégier une trésorerie plus importante pour sécuriser leur activité.
L’éducation financière consiste à comprendre les mécanismes de gestion de l’argent, des placements et des risques financiers. L’article souligne que cette éducation est très limitée en France, car elle est rarement abordée au lycée ou dans les parcours universitaires classiques. Pourtant, devenir entrepreneur ne confère pas automatiquement une expertise en finance. Alexis Trigaut et Benjamin Wattinne, experts cités, jouent un rôle pédagogique en expliquant simplement les produits financiers à leurs clients et à leur communauté, sans recourir à un jargon technique ou à des anglicismes. Leur objectif est de rendre accessibles des concepts comme la répartition des poches de trésorerie ou les mécanismes de placement, afin que les dirigeants puissent prendre des décisions éclairées.
Les placements alternatifs désignent des solutions d’investissement autres que les comptes courants ou les livrets réglementés, souvent plus adaptées pour faire fructifier une trésorerie d’entreprise. Par exemple, Sowefund permet aux particuliers d’investir dans des startups aux mêmes conditions que les fonds d’investissement ou les business angels (investisseurs individuels qui financent des entreprises en échange d’actions), à partir de 100 € et avec un horizon de sortie de 5 à 7 ans. Benjamin Wattinne, cofondateur de Sowefund, présente cette solution comme une opportunité de diversifier son patrimoine tout en soutenant l’économie réelle en France. Corum L’Épargne propose quant à elle des contrats de capitalisation, adaptés aux personnes morales (comme les entreprises), ainsi que des solutions offrant une protection du capital ou des mécanismes comme l’usufruit temporaire de parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), qui permet de placer de l’argent dans l’immobilier sans en être propriétaire.
Il n’existe pas de solution universelle pour placer la trésorerie d’une entreprise, car chaque situation est unique. Deux entreprises avec le même montant de trésorerie peuvent avoir des besoins et des objectifs radicalement différents, en fonction de leur secteur d’activité, de leurs projets ou de leur visibilité à moyen terme. Alexis Trigaut explique que l’approche privilégiée consiste à analyser d’abord l’entreprise dans son ensemble : ses contraintes, ses projets et ses objectifs. Ensuite, une allocation adaptée (répartition des fonds entre différents placements) est construite en fonction de cette analyse. Le choix du produit financier n’est que la conséquence de cette réflexion globale. La relation de confiance entre le dirigeant et son conseiller est essentielle, car la trésorerie n’est pas un simple chiffre sur un compte, mais un outil stratégique pour sécuriser l’activité, préserver la flexibilité du dirigeant et créer de la valeur.
Les placements proposés par Corum L’Épargne, comme les contrats de capitalisation ou les SCPI, sont des investissements à long terme qui comportent des risques. L’article précise que ces produits n’offrent aucune garantie de rendement ou de performance, et qu’ils présentent un risque de perte en capital (l’argent investi peut diminuer) ainsi qu’un risque de liquidité (difficulté à récupérer rapidement les fonds en cas de besoin). Les revenus générés par ces placements ne sont pas garantis et dépendent de l’évolution des marchés (immobilier, financier, devises). Enfin, il est rappelé que les performances passées ne présagent pas des performances futures, ce qui signifie qu’un placement ayant bien performé par le passé peut ne pas le faire à l’avenir.

