Percée du RN au Sénat, fusillades en Afrique du Sud
Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..
Le Rassemblement national (RN), parti d'extrême droite français, a réalisé une percée historique lors des élections sénatoriales du 27 septembre 2026. Pour la première fois, il a obtenu 14 sièges au Sénat, dépassant le seuil de 10 élus nécessaires pour former un groupe parlementaire indépendant. Cette avancée s'explique par une mobilisation accrue de ses militants locaux et par des reports de voix en provenance de la droite traditionnelle, notamment via son allié l'UDR (Union des Démocrates et Républicains, dirigé par Éric Ciotti). Le Sénat français compte 348 sièges et joue un rôle clé dans l'adoption des lois et le contrôle du gouvernement. Bien que Les Républicains restent le premier groupe avec 125 sièges (contre 131 précédemment), cette progression du RN marque un tournant politique. Son influence pourrait s'accroître après 2027, notamment si le parti arrive au pouvoir et cherche des soutiens pour faire adopter ses réformes. La France Insoumise, un parti de gauche radicale, fait également son entrée au Sénat avec un siège dans le Rhône.
Deux fusillades ont fait 27 morts en Afrique du Sud dans la nuit du 27 au 28 septembre 2026. La première attaque a eu lieu dans un bar de Johannesburg, à Wedela, où huit hommes armés ont ouvert le feu sur des clients attablés à l'extérieur avant d'entrer dans l'établissement. Dix-sept personnes ont été tuées lors de cet événement. Les assaillants, équipés de fusils d'assaut et de pistolets, ont également volé les téléphones de certains clients avant de s'enfuir. Une deuxième fusillade a eu lieu au Cap, où dix personnes, dont deux femmes, ont été abattues lors d'un barbecue. Ces violences s'inscrivent dans un contexte de criminalité endémique en Afrique du Sud, souvent liée à des rivalités entre gangs. En mars 2026, des soldats avaient été déployés dans les zones les plus touchées, comme Johannesburg, pour soutenir la police dans sa lutte contre cette insécurité.
Lors de son voyage en France du 24 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV a réaffirmé à Lourdes son opposition à l'euthanasie et à l'aide à mourir, récemment légalisée en France. Dans un discours marqué par une fermeté exceptionnelle, il a déclaré qu'il était « impossible de considérer comme normal de donner la mort » et que « ce qui est légal n'est pas nécessairement moral ». Le souverain pontife a insisté sur le développement des soins palliatifs et de la recherche médicale pour accompagner les malades, tout en dénonçant « l'offre d'une mort programmée ». Cette prise de position intervient après deux jours passés à Paris, où le pape avait déjà critiqué la loi française lors d'une rencontre à l'Élysée. Léon XIV a également rencontré sept victimes de violences sexuelles dans l'Église, reconnaissant le caractère « systémique » de ces abus et leur offrant un soutien personnel.
Le président serbe Aleksandar Vucic a annoncé sa démission le 27 septembre 2026, invoquant des « turbulences politiques intérieures ». Selon la Constitution serbe, il ne peut pas briguer un troisième mandat présidentiel, mais cette démission lui permet de conserver son influence en devenant Premier ministre si son parti, au pouvoir, remporte les élections législatives prévues fin octobre 2026. Vucic a longtemps promis des élections anticipées, une revendication portée par un mouvement étudiant né après l'effondrement d'une marquise à la gare de Novi Sad en 2024, un drame ayant causé la mort de 16 personnes et attribué à la corruption. Les manifestations qui ont suivi ont progressivement exigé des élections transparentes, puis anticipées. Cette démission s'inscrit dans un contexte de tensions politiques persistantes en Serbie, où la population réclame des réformes démocratiques.

