Au fond de la forêt thaïlandaise, des chercheurs ont découvert une plante qui n'a pas besoin du soleil pour pousser
Dans une forêt thaïlandaise, une plante qui pousse sans soleil vit sous les feuilles mortes. Sans chlorophylle, elle récupère carbone et nutriments auprès des champignons du sol.
Des chercheurs ont identifié une plante rare en Thaïlande, dans une forêt située sous un climat tropical. Cette découverte s'inscrit dans un écosystème forestier dense, où la lumière du soleil est souvent bloquée par la canopée, c'est-à-dire la couche supérieure formée par les cimes des arbres. La plante a été observée dans un environnement humide et ombragé, typique des forêts tropicales d'Asie du Sud-Est. Cette région est connue pour sa biodiversité exceptionnelle, avec des milliers d'espèces végétales et animales encore méconnues des scientifiques. La découverte a été réalisée par une équipe de botanistes locaux ou internationaux, bien que l'article ne précise pas leur affiliation exacte.
Contrairement à la grande majorité des plantes, cette espèce ne contient pas de chlorophylle, le pigment vert responsable de la photosynthèse. La photosynthèse est un processus biologique par lequel les plantes utilisent la lumière du soleil pour transformer le dioxyde de carbone (CO₂) et l'eau en sucres, leur source d'énergie. Sans chlorophylle, cette plante est incapable de produire sa propre nourriture via la lumière solaire. Ce trait la distingue des plantes vertes classiques et la rapproche d'autres espèces dites hétérotrophes, qui dépendent d'autres organismes pour se nourrir. Environ 50 pieds de cette plante ont été recensés à ce jour, ce qui en fait une espèce extrêmement rare et localisée.
Cette plante adopte un mode de vie souterrain ou semi-souterrain, vivant principalement sous les feuilles mortes et la litière forestière. Elle se développe dans un environnement pauvre en lumière, où la compétition pour les ressources est moins intense. Son absence de chlorophylle l'oblige à adopter une stratégie alternative pour obtenir les nutriments nécessaires à sa croissance. Elle ne dépend pas de la lumière du soleil, mais puise directement dans le sol les éléments dont elle a besoin. Ce comportement est inhabituel chez les plantes, qui sont généralement autotrophes, c'est-à-dire capables de synthétiser leur propre nourriture.
Pour survivre, cette plante établit une relation symbiotique avec des champignons présents dans le sol. La symbiose est une association durable entre deux espèces différentes, souvent bénéfique pour les deux parties. Dans ce cas, la plante récupère du carbone et des nutriments directement auprès des champignons, qui jouent le rôle de fournisseurs. Ce mécanisme est similaire à celui des mycorhizes, des associations entre les racines des plantes et les champignons, courantes chez de nombreuses espèces végétales. Cependant, ici, la plante ne fournit pas de sucres en retour, ce qui en fait une relation déséquilibrée, voire parasitaire. Les champignons, quant à eux, ne semblent pas en tirer d'avantage direct.
À ce jour, moins de cinquante pieds de cette plante ont été identifiés dans le monde. Cette rareté en fait une espèce particulièrement vulnérable, notamment face aux perturbations de son habitat naturel. Les forêts tropicales d'Asie du Sud-Est sont menacées par la déforestation, l'exploitation forestière et les changements climatiques, qui pourraient réduire encore davantage les populations de cette plante. Les chercheurs soulignent l'importance de protéger ces écosystèmes pour préserver des espèces encore inconnues. La découverte de cette plante illustre la nécessité de poursuivre les explorations botaniques dans des zones encore inexplorées.

