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Généraliste

Carney conteste les accusations américaines concernant les négociations commerciales

ICI Radio-Canada · mis à jour 3 sept.

L'économie canadienne va s'« effondrer », a anticipé jeudi le président américain, Donald Trump..

Échec des négociations

Les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis ont échoué en août 2026, selon les deux pays. Les États-Unis accusent le premier ministre canadien Mark Carney d’avoir fait capoter les pourparlers à la dernière minute pour des raisons politiques. De son côté, Carney rejette ces accusations et affirme que les États-Unis ont proposé des conditions inacceptables, comme des exigences limitant la capacité du Canada à signer des accords avec d’autres pays ou à protéger la langue française. Les tensions se sont aggravées depuis, chaque camp pointant du doigt l’autre pour expliquer l’échec des discussions.

Mesures de rétorsion

En réponse aux droits de douane américains de 50 % imposés sur une série de produits canadiens (bâtons de hockey, ciment, miel, etc.), le Canada prépare des mesures de rétorsion équivalentes. Ces droits de douane américains, entrés en vigueur après l’échec des négociations, visent à pénaliser les exportations canadiennes. Le Canada a annoncé qu’il riposterait la semaine suivante, sans préciser quels produits seraient ciblés. Cette escalade commerciale illustre la dégradation des relations économiques entre les deux pays.

Accusations politiques

Les responsables américains, dont le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, accusent le gouvernement canadien d’avoir saboté les négociations pour des motifs politiques internes. Selon eux, le Canada aurait ajouté des exigences irréalistes en dernière minute pour nuire à l’administration Trump et servir les intérêts électoraux des libéraux de Mark Carney. Carney a répondu avec ironie que les Américains, nommés et non élus, n’étaient pas des experts en politique canadienne. Ces accusations alimentent une guerre de communication entre les deux gouvernements.

Point d’achoppement

Le principal désaccord porte sur les droits de douane américains de 25 % imposés sur les camions de poids moyen et lourd, un secteur clé pour le Canada. Les États-Unis affirment que le Canada a soulevé ce problème tardivement, tandis que la partie canadienne soutient que la réduction de ces droits était un sujet de discussion depuis le début. Cet élément a contribué à rendre les négociations intenables, selon Carney, qui évoque aussi des exigences américaines jugées inacceptables, comme l’abandon de protections culturelles ou linguistiques.

Réactions et tensions

Le président américain Donald Trump a réagi aux déclarations de Carney sur les réseaux sociaux, affirmant que les politiciens canadiens faisaient de lui un « ennemi » pour des raisons électorales, au risque de nuire à l’économie canadienne. Carney a dénoncé une attitude américaine de type « à prendre ou à laisser » en fin de négociations, soulignant que les États-Unis avaient soudainement abandonné leurs préoccupations culturelles ou linguistiques, pourtant incluses dans les discussions initiales. Les deux parties se renvoient la responsabilité de l’échec.

Contrat industriel

Lors d’une visite à Thunder Bay, Mark Carney a annoncé un contrat de 4,7 milliards de dollars pour la construction de 313 wagons de trains passagers par l’usine Alstom, destinés à VIA Rail. Ce projet marque un tournant, car les wagons de VIA Rail étaient auparavant fabriqués aux États-Unis. Carney a souligné que ce contrat illustrait la détérioration des relations commerciales avec Washington, tout en mettant en avant une avancée industrielle canadienne. L’usine d’Alstom emploiera des centaines de travailleurs locaux.

Ce que ça pourrait changer

L’échec des négociations et l’escalade des droits de douane risquent d’avoir des conséquences économiques pour les deux pays. Les PME canadiennes, notamment dans les régions comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean, pourraient subir des pertes en raison des tarifs américains. Carney a évoqué la possibilité que les États-Unis cherchent à affaiblir des secteurs industriels canadiens ou à en faire des filiales de leurs propres entreprises. Les entreprises des deux côtés de la frontière sont en alerte face à cette crise commerciale.

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