Fédéraliste ou souverainiste? Fréchette évite encore la question
« J'ai suis autonomiste », a dit et répété la cheffe de la CAQ vendredi..
Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a répété à 13 reprises lors d’un point de presse le 11 septembre 2026 qu’elle se définit comme autonomiste. Ce terme désigne une position politique qui vise à renforcer les pouvoirs et les ressources du Québec dans le cadre canadien, sans remettre en cause l’appartenance à la fédération. Fréchette a insisté sur cette identité lors d’une journée marquée par des questions des médias nationaux sur sa position concernant la souveraineté du Québec. Elle a affirmé que son parti travaille à « défendre et assurer la prospérité du Québec dans le cadre canadien », une formulation qui évite de trancher entre les options fédéraliste (pour un Québec intégré au Canada) et souverainiste (pour un Québec indépendant). Cette stratégie lui permet de ne pas aliéner une partie de l’électorat, tout en restant floue sur une question centrale pour une partie de la population québécoise.
La position de Christine Fréchette a suscité des critiques, notamment de la part de Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ). Ce dernier a qualifié sa réponse de « ridicule » et a estimé que son refus de clarifier sa position sur la souveraineté du Québec était « un cirque ». Milliard a souligné que lors d’un éventuel référendum, l’électeur devra choisir entre oui (pour l’indépendance) ou non (pour le maintien dans le Canada), et non entre des termes comme autonomiste. Il a ajouté que cette indécision était « un manque de transparence » et « un manque d’intérêt pour l’avenir du Québec ». Fréchette, elle, a maintenu que son autonomisme était une position claire, affirmant que « ça dit tout » et que tous les Québécois partagent cette vision, sans préciser si elle voterait oui ou non en cas de référendum.
Cet échange s’inscrit dans le cadre des élections générales québécoises de 2026, où la question de la souveraineté du Québec est un sujet récurrent. Contrairement à François Legault, ancien chef de la CAQ, qui avait clairement indiqué qu’il voterait non à un référendum sur l’indépendance, Fréchette évite de se prononcer. Cette prudence pourrait s’expliquer par la volonté de ne pas diviser son électorat, alors que le PLQ et le Parti québécois (PQ) ont des positions opposées sur la question. Milliard, dont le parti est traditionnellement fédéraliste, a critiqué cette stratégie, la qualifiant de « pitoyable » pour l’histoire et l’avenir du Québec. Les élections, prévues en 2026, pourraient être influencées par la manière dont les partis aborderont ce débat.
Le terme *souverainiste* désigne une personne ou un parti qui soutient l’indépendance du Québec, c’est-à-dire la création d’un État québécois distinct du Canada. À l’inverse, un *fédéraliste* est une personne ou un parti qui privilégie le maintien du Québec au sein du Canada, tout en cherchant à renforcer son autonomie. L’*autonomisme* est une position intermédiaire qui vise à obtenir plus de pouvoirs pour le Québec *sans quitter la fédération canadienne*. Par exemple, cela peut inclure des revendications sur la gestion des impôts, des ressources naturelles ou des compétences en santé. Fréchette utilise ce terme pour éviter de trancher entre les deux autres options, tout en se positionnant comme une défenseure des intérêts du Québec.

