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Géopolitique

En Suède, un désaccord à gauche freine la formation d’un gouvernement

Courrier International · mis à jour 28 sept.

La sociale-démocrate suédoise Magdalena Andersson a annoncé avoir échoué à former une coalition gouvernementale, lundi 28 septembre, après la décision du Parti de gauche, en principe son allié, de soutenir un conservateur à la présidence du Parlement. Sauf surprise, ce devrait être au bloc des droites de tenter sa chance, bien qu’il soit minoritaire..

Échec de coalition

Magdalena Andersson, cheffe du Parti social-démocrate suédois et présidente du gouvernement sortant, a échoué à former une coalition gouvernementale le 28 septembre 2026. Après dix jours de négociations, elle a annoncé qu’il lui était actuellement pas possible de concrétiser cet objectif. Cette situation survient malgré le fait que son parti soit arrivé en tête aux élections législatives du 13 septembre 2026 avec 28 % des suffrages. En Suède, la formation d’un gouvernement nécessite généralement des alliances entre plusieurs partis pour obtenir une majorité au Parlement, composé de 349 sièges. Le bloc de gauche, dont font partie les sociaux-démocrates, était jusqu’ici considéré comme le favori pour succéder au gouvernement de droite en place depuis fin 2022.

Désaccord sur la présidence

Le point de rupture entre les alliés potentiels est lié à la présidence du Parlement suédois. Magdalena Andersson souhaitait que ce poste revienne à un membre de son parti, en raison de sa première place aux élections. Cependant, le Parti de gauche, allié traditionnel des sociaux-démocrates, a choisi de soutenir Andreas Norlén, un conservateur, pour ce poste. Ce dernier occupe déjà la fonction depuis huit ans et est perçu par la présidente du Parti de gauche, Nooshi Dadgostar, comme l’homme de la situation en période de négociations complexes. Ce revirement a provoqué la colère des trois autres partis de gauche censés s’allier avec le Parti de gauche pour former une coalition.

Bloc de droite favori

En l’absence de majorité claire pour le bloc de gauche, c’est désormais au bloc des droites, bien que minoritaire, de tenter de former un gouvernement. Ce bloc inclut des partis comme les Modérés, les Chrétiens-démocrates et les Démocrates de Suède, ce dernier étant souvent classé à l’extrême droite. Les négociations politiques en Suède sont traditionnellement longues et complexes, car elles impliquent des compromis entre partis aux idéologies parfois opposées. La Suède fonctionne avec un système parlementaire où le Premier ministre doit obtenir la confiance de la majorité des députés pour gouverner. Si aucun bloc ne parvient à former une coalition viable, des élections anticipées pourraient être envisagées.

Ce que ça pourrait changer

La Suède est une monarchie constitutionnelle dotée d’un système parlementaire. Les élections législatives de septembre 2026 ont montré une fragmentation accrue du paysage politique, avec une montée des partis de droite et d’extrême droite. Le Parti social-démocrate, bien que premier en nombre de voix, ne dispose pas d’une majorité absolue. La formation d’un gouvernement repose donc sur des alliances fragiles et des compromis, comme en témoigne cet échec de coalition. Le poste de président du Parlement (*talman* en suédois) est crucial, car il influence les dynamiques politiques et les négociations entre partis. Andreas Norlén, conservateur, est une figure centrale dans ce processus.

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