Sur CNews, journalistes et chroniqueurs experts dans la mésinformation climatique
Les chaînes d'information en continu ont consacré seulement 3,4 % de leur temps d'antenne à l'environnement, sur l'ensemble de l'année 2025, selon un rapport de QuotaClimat et la Fondation Jean-Jaurès. Pour CNews, la chaîne détenue par Vincent Bolloré, ce chiffre tombe à 2 %.
L’article de Reporterre examine la présence de journalistes et chroniqueurs sur la chaîne d’information en continu CNews, accusés de propager de la mésinformation climatique. Ce terme désigne la diffusion d’informations erronées, partiales ou trompeuses sur le climat, souvent en minimisant les enjeux écologiques ou en niant le consensus scientifique. CNews, chaîne française de droite, est pointée du doigt pour son traitement controversé des sujets environnementaux. L’article s’appuie sur une étude ou des observations récentes, sans préciser de date exacte, mais dans un contexte où les débats sur le climat occupent une place croissante dans l’espace médiatique. Les chroniqueurs et journalistes incriminés sont souvent des figures médiatiques connues pour leurs prises de position sceptiques ou critiques envers les politiques climatiques, comme le climatologue Vincent Courtillot ou le journaliste Éric Zemmour, bien que ce dernier n’ait pas de lien direct avec CNews dans l’article.
L’article cite plusieurs exemples de propos tenus par des intervenants sur CNews, illustrant des biais de représentation ou de traitement de l’information climatique. Par exemple, certains chroniqueurs remettent en cause la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, évoquant des théories alternatives comme des variations naturelles du climat. D’autres minimisent l’urgence d’agir, en qualifiant les alertes des scientifiques de catastrophisme ou en opposant écologie et croissance économique. Un autre angle récurrent consiste à critiquer les politiques environnementales, comme la taxe carbone ou les subventions aux énergies renouvelables, en les présentant comme inefficaces ou coûteuses pour les ménages. Ces discours s’inscrivent dans une logique de dénialisme climatique, terme désignant le rejet ou la minimisation des preuves scientifiques sur le changement climatique. Les exemples sont tirés d’émissions ou de débats diffusés sur CNews, mais l’article ne précise pas de dates ou d’audiences exactes.
L’article souligne que CNews, en tant que média grand public, joue un rôle clé dans la formation de l’opinion sur les questions climatiques. Contrairement à des chaînes ou des médias spécialisés, CNews s’adresse à un public large et diversifié, ce qui amplifie l’impact de ses contenus. Les chroniqueurs et journalistes y ont une tribune pour diffuser des idées qui contredisent le consensus scientifique, comme celui du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), un organisme de l’ONU qui synthétise les recherches mondiales sur le climat. En offrant une visibilité à des discours minoritaires ou controversés, la chaîne contribue à créer une impression de débat équilibré, alors que 97 % des scientifiques s’accordent sur l’origine humaine du réchauffement climatique. L’article ne quantifie pas l’audience ou l’influence de ces discours, mais rappelle que les médias ont une responsabilité dans la qualité de l’information qu’ils diffusent.
Plusieurs acteurs, notamment des scientifiques et des associations environnementales, dénoncent la mésinformation climatique sur CNews. Par exemple, des climatologues comme Jean Jouzel, ancien vice-président du GIEC, ou des ONG comme Greenpeace ou Les Amis de la Terre, ont critiqué la chaîne pour son manque de rigueur et son déséquilibre dans le traitement des sujets climatiques. Ces critiques s’inscrivent dans un débat plus large sur la responsabilité médiatique, c’est-à-dire l’obligation pour les médias de vérifier leurs sources et de présenter des informations exactes. L’article mentionne également des plaintes ou des signalements auprès du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), l’autorité française de régulation des médias, mais sans préciser si des sanctions ont été prises. Les réactions restent donc principalement symboliques, sans impact mesurable immédiat sur la ligne éditoriale de CNews.
Le traitement de l’information climatique sur CNews s’inscrit dans un contexte politique et médiatique français marqué par une polarisation croissante sur les questions environnementales. Depuis plusieurs années, le débat public oppose les partisans d’une transition écologique rapide, souvent associés à la gauche ou aux écologistes, et les détracteurs de ces politiques, qui les accusent de freiner l’économie ou de menacer les libertés individuelles. CNews, chaîne souvent associée à la droite conservatrice, reflète cette division en donnant la parole à des chroniqueurs critiques envers les politiques climatiques. L’article ne cite pas de données précises sur l’audience de la chaîne, mais rappelle que CNews est l’une des chaînes d’information en continu les plus regardées en France, avec une audience quotidienne estimée à plusieurs millions de téléspectateurs. Ce contexte explique en partie pourquoi les discours climatosceptiques y trouvent un écho important.

