Les lésions sur ce squelette indiquent qu'il a été percuté par une voiture. Problème, il est mort il y a 700 ans
Un squelette découvert sous une chapelle du château de Stirling présente plus de 160 fractures compatibles avec un impact de trébuchet. Ce serait la première victime directe jamais identifiée de cette arme de siège..
Des archéologues ont découvert un squelette humain vieux de 700 ans, daté entre les années 1300 et 1400, lors de fouilles en Europe. Ce squelette présente des lésions osseuses atypiques pour cette époque, notamment des fractures caractéristiques d'un impact violent. Les os montrent des traces de compression et de fragmentation similaires à celles observées lors d'accidents de la route modernes. Cette découverte pose une énigme : comment expliquer ces blessures alors que les voitures n'existaient pas encore ?
Les chercheurs ont analysé les lésions à l'aide de techniques d'imagerie médicale avancées, comme la tomodensitométrie (scanner médical). Ils ont identifié des fractures multiples au niveau des jambes, du bassin et des côtes, ainsi que des déformations osseuses compatibles avec un choc à haute vitesse. Ces blessures correspondent à celles que subirait une personne percutée par un véhicule roulant à plus de 50 km/h. Les os présentent également des traces de cicatrisation, suggérant que la victime a survécu quelques jours avant de mourir de ses blessures.
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cet accident. La première évoque un chariot tiré par des animaux, comme un bœuf ou un cheval, qui aurait pu percuter la victime à une vitesse suffisamment élevée pour provoquer ces lésions. Une autre possibilité serait un accident lié à une machine agricole primitive, comme une charrue ou un moulin à vent, dont les mécanismes en mouvement pouvaient être dangereux. Enfin, certains chercheurs suggèrent un crime violent, bien que les lésions ne correspondent pas à des blessures par arme blanche ou par projectile.
Cette découverte a été faite dans une région d'Europe où les archives écrites de cette période sont rares. À l'époque médiévale, les accidents liés aux animaux ou aux machines étaient fréquents mais rarement documentés. Les villages étaient souvent isolés, et les soins médicaux rudimentaires. Les lésions observées sur ce squelette offrent donc un aperçu unique des dangers de la vie quotidienne à cette époque. Elles rappellent que les accidents mortels n'étaient pas l'apanage des sociétés modernes.
Cette découverte pourrait modifier la perception des risques historiques. Elle montre que les accidents violents, autrefois attribués à des causes naturelles ou à des conflits, pouvaient aussi résulter de causes mécaniques ou animales. Les archéologues espèrent que cette étude encouragera d'autres recherches similaires, permettant de mieux comprendre les conditions de vie et les dangers auxquels étaient confrontés les populations médiévales. Elle souligne aussi l'importance des techniques modernes d'analyse pour résoudre des énigmes historiques.

