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Géopolitique

OpenAI reporte son introduction en Bourse, les valeurs technologiques dévissent

Courrier International · mis à jour il y a 6 j

Après les appels à ralentir le développement de l’intelligence artificielle, les investisseurs font chuter les valeurs de la tech. La décision de Sam Altman de reporter à l’année prochaine l’introduction en Bourse d’OpenAI “compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité” ne rassure pas les marchés..

OpenAI reporte son IPO

Sam Altman, le PDG d’OpenAI, a annoncé le 12 septembre 2026 le report de l’introduction en Bourse (IPO, pour Initial Public Offering) de son entreprise, initialement prévue en 2026. Cette décision a été justifiée par des préoccupations liées à la sécurité des modèles d’intelligence artificielle développés par OpenAI. L’IPO est un processus par lequel une entreprise vend pour la première fois des actions au public, ce qui permet de lever des fonds importants pour financer sa croissance. OpenAI, célèbre pour avoir créé ChatGPT, un outil d’IA générative très populaire, est une entreprise privée détenue en partie par des investisseurs et des partenaires comme SoftBank. Le report de cette IPO a été perçu comme un signal d’alerte par les marchés financiers, reflétant des incertitudes autour de l’IA.

Baisse généralisée des tech

L’annonce du report de l’IPO d’OpenAI a provoqué une chute des valeurs technologiques à l’échelle mondiale le 14 septembre 2026, qualifié de « lundi noir » par certains médias. Les marchés asiatiques ont été particulièrement touchés : à Tokyo, l’action de SoftBank, qui détient 13 % d’OpenAI, a chuté de 13 %. En Corée du Sud, Samsung a perdu près de 4 % et SK Hynix environ 6 %. À Taïwan, TSMC, leader mondial des puces mémoire, a reculé de 1,2 %, tandis que les start-up chinoises d’IA Z.AI et MiniMax ont respectivement perdu 7,9 % et 6,4 %. En Europe, ASML, un géant néerlandais des semi-conducteurs, a vu son action baisser de plus de 5 %, et ASM International de 9,71 %. Aux États-Unis, des entreprises comme Nvidia (-2,3 %) et Micron (-5 %) ont également été affectées, tout comme les « Magnificent Seven », un groupe de sept géants technologiques américains (Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Meta et Tesla) qui ont massivement investi dans l’IA.

Craintes pour la sécurité de l'IA

La décision d’OpenAI de reporter son IPO est liée à des appels croissants pour ralentir le développement de l’intelligence artificielle, en raison de craintes concernant sa sécurité. Certains experts et personnalités politiques, comme Donald Trump, ont récemment mis en garde contre les risques potentiels d’une IA non maîtrisée, évoquant des scénarios catastrophiques. Ces inquiétudes ont été renforcées par des déclarations alarmistes de dirigeants du secteur, qui ont semé le doute sur la capacité à contrôler les avancées technologiques. Dans ce contexte, les investisseurs semblent moins enclins à prendre des risques, ce qui explique la baisse généralisée des actions des entreprises liées à l’IA. Le secteur technologique, déjà sous pression, voit ainsi ses valorisations chuter en réponse à ces incertitudes.

Impact sur les géants asiatiques

Les entreprises technologiques asiatiques, fortement exposées à l’IA et aux semi-conducteurs, ont été particulièrement vulnérables à cette crise. SoftBank, un conglomérat japonais, détient une part importante d’OpenAI et a subi une chute de 13 % de son action, reflétant la dépendance des investisseurs à la performance de l’IA. En Corée du Sud, Samsung et SK Hynix, deux géants des puces électroniques, ont également été touchés, avec des baisses respectives de près de 4 % et 6 %. À Taïwan, TSMC, le leader mondial des puces mémoire, a enregistré un recul de 1,2 %, tandis que les start-up chinoises spécialisées dans l’IA, comme Z.AI et MiniMax, ont vu leurs actions s’effondrer de 7,9 % et 6,4 %. Ces mouvements illustrent la fragilité des marchés asiatiques face aux turbulences du secteur technologique.

Ce que ça pourrait changer

Les Bourses européennes n’ont pas été épargnées par la crise. Aux Pays-Bas, ASML, un acteur majeur des semi-conducteurs, a perdu plus de 5 % de sa valeur, tandis qu’ASM International a chuté de 9,71 %. Ces baisses s’inscrivent dans un mouvement plus large de repli des valeurs technologiques, qui a également touché les États-Unis. Selon le quotidien belge *L’Écho*, Wall Street « ne devrait pas y couper », c’est-à-dire que les marchés américains pourraient également subir des pertes similaires. Cette réaction en chaîne montre l’interconnexion des marchés financiers mondiaux et la sensibilité des investisseurs aux annonces majeures dans le secteur de la tech.

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