Au Mexique, le meurtre d’une étudiante espagnole ravive les inquiétudes sur la sécurité
Tuée à l’arme blanche à peine un mois après son arrivée au Mexique, Claudia Tacoronte, étudiante espagnole de 21 ans, est devenue le symbole d’une violence qui affecte les étudiantes de l’État de Morelos. Son meurtre a conduit plusieurs universités espagnoles à revoir leurs échanges avec ce petit État situé dans le centre du pays..
Le 12 septembre 2026, Claudia Tacoronte Aguilera, une étudiante espagnole de 21 ans originaire des îles Canaries, a été assassinée à l’arme blanche à Cuautla, dans l’État de Morelos au Mexique. Elle était en échange universitaire depuis seulement un mois entre l’université de Grenade (Espagne) et l’Université autonome de l’État de Morelos (UAEM). Claudia résidait à Cuernavaca, capitale de l’État, où se trouve le campus principal de l’université. Ce drame a provoqué une vive émotion, d’autant plus qu’il s’agit d’un féminicide – un meurtre commis en raison du genre de la victime. Les autorités mexicaines enquêtent sur une possible tentative de vol, bien que les motivations exactes restent à éclaircir.
Morelos est un petit État situé au centre du Mexique, à environ 80 kilomètres au sud de Mexico. Cuautla, où l’aggression a eu lieu, est une ville d’environ 150 000 habitants. Cuernavaca, où résidait Claudia, est la capitale de l’État et un pôle universitaire majeur. L’État de Morelos est connu pour ses paysages montagneux et son climat tempéré, mais aussi pour des tensions liées à la criminalité organisée. Ce meurtre survient dans un contexte où le Mexique reste marqué par une violence endémique, malgré des variations locales dans les statistiques d’homicides.
Le meurtre de Claudia a provoqué une vague de protestations, notamment de la part de ses camarades de classe et d’associations féministes mexicaines. Des manifestations ont eu lieu à Cuautla le 14 septembre 2026 pour dénoncer ce crime et réclamer une meilleure sécurité pour les étudiantes étrangères. Plusieurs universités espagnoles, dont celle de Grenade, ont annoncé qu’elles réévaluaient leurs programmes d’échange avec Morelos. Le gouvernement mexicain a promis une enquête approfondie, tandis que le consul d’Espagne au Mexique a été saisi de l’affaire.
Le Mexique est régulièrement pointé du doigt pour sa violence, notamment liée aux cartels de la drogue et aux conflits entre groupes criminels. Bien que l’État de Morelos ne soit pas parmi les plus dangereux, il n’est pas épargné par cette insécurité. En 2026, le pays enregistre une légère baisse des homicides, mais la violence persiste sous d’autres formes (enlèvements, agressions, féminicides). Les échanges universitaires, souvent perçus comme des opportunités éducatives, sont désormais scrutés à la lumière de ces risques, surtout pour les femmes.
Un *féminicide* désigne le meurtre d’une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violence sexiste ou de domination masculine. Au Mexique, ce terme est utilisé pour qualifier des crimes ciblant spécifiquement les femmes, comme celui de Claudia. Les féminicides sont un phénomène récurrent dans le pays, où des milliers de femmes sont assassinées chaque année. Ce meurtre a relancé le débat sur la sécurité des femmes, en particulier des étudiantes étrangères, et sur l’efficacité des mesures de protection mises en place par les autorités locales et les universités.

