NapseflowNapseflow
Géopolitique

Comment les quartiers vulnérables de Nairobi se préparent au super-El Niño

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

À Nairobi, les habitants des quartiers exposés aux inondations redoutent le retour des fortes pluies causées par El Niño. Malgré les risques, ils n’ont ni les moyens ni les solutions pour s’installer ailleurs.

El Niño à Nairobi

El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit en moyenne tous les deux à sept ans. Il se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans l’océan Pacifique, ce qui perturbe les régimes de pluie à l’échelle mondiale. À Nairobi, en Afrique de l’Est, El Niño provoque généralement des super-El Niño, des épisodes de pluies exceptionnellement intenses et prolongées. Ces pluies surviennent principalement pendant la saison des petites pluies, qui s’étend d’octobre à décembre. En 2026, les habitants de Nairobi craignent un nouvel épisode de super-El Niño, susceptible de causer des inondations dévastatrices dans les quartiers vulnérables de la ville.

Quartiers menacés

Mukuru Kayaba est l’un des quartiers les plus exposés aux inondations à Nairobi. Ce quartier informel, où vivent des milliers de personnes, est construit sur des zones marécageuses ou en bordure de cours d’eau. Les habitations y sont souvent précaires, construites avec des matériaux de récupération et sans infrastructure adaptée pour résister aux intempéries. Esther Makhokha, une habitante, raconte comment, en mars 2026, les eaux ont envahi son logement en quelques heures. Les familles n’ont eu d’autre choix que de fuir vers des lieux plus élevés, comme un bar voisin, ou de se réfugier chez des voisins. Ces inondations avaient déjà causé des dégâts matériels et des traumatismes, sans que les autorités locales n’interviennent efficacement.

Manque d’aide publique

Lors des précédentes inondations, les habitants de Mukuru Kayaba n’ont reçu aucune aide du gouvernement du comté de Nairobi. Esther Makhokha précise que ce sont les journalistes venus couvrir l’événement qui ont distribué des vivres, des matelas et des couches pour les enfants. Cette absence de soutien public illustre les lacunes des systèmes d’urgence locaux. Les résidents, déjà en situation de précarité, doivent donc se préparer seuls à affronter les prochaines intempéries. Ils n’ont ni les moyens financiers ni les solutions alternatives pour quitter leur quartier, ce qui les place dans une situation de vulnérabilité extrême face aux catastrophes naturelles.

Préparations locales

Face à l’imminence d’un super-El Niño, les habitants de Nairobi tentent de se préparer du mieux qu’ils peuvent. Certains renforcent les structures de leurs maisons avec des matériaux plus résistants, tandis que d’autres organisent des systèmes d’alerte entre voisins. Cependant, ces initiatives restent limitées par le manque de ressources et de coordination. Les autorités locales, bien que conscientes des risques, peinent à mettre en place des mesures préventives efficaces, comme la construction de digues ou l’évacuation des populations les plus exposées. La situation met en lumière les inégalités sociales et l’absence de politiques publiques adaptées pour protéger les populations les plus fragiles.

Ce que ça pourrait changer

Le cas de Nairobi illustre les défis posés par le changement climatique en Afrique. Les *super-El Niño* deviennent plus fréquents et plus intenses en raison du réchauffement global, aggravant les risques d’inondations dans les zones urbaines densément peuplées. Les quartiers informels, comme Mukuru Kayaba, sont particulièrement touchés en raison de leur localisation et de leur manque d’infrastructures. Cette situation souligne l’urgence d’adapter les villes africaines aux nouvelles réalités climatiques, tout en garantissant une protection sociale pour les populations les plus vulnérables. Sans mesures adaptées, les catastrophes naturelles risquent de s’aggraver et d’accentuer les inégalités.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.