SpaceX préparerait un emprunt historique pour acheter de nouvelles puces Nvidia (parce qu’il n’y en a jamais assez)
Selon des sources du Financial Times, SpaceX préparerait un emprunt de 40 milliards de dollars pour financer l’achat de nouvelles puces Nvidia pour ses centres de données. Surtout connue pour ses fusées, la société d’Elon Musk est devenue l’un des principaux acteurs de la course à l’intelligence artificielle, et loue aussi ses centres de données à des clients comme Anthropic ou Google..
SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk initialement connue pour ses fusées, est devenue un acteur majeur dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Elle a récemment fusionné avec xAI pour former SpaceXSI, renforçant ainsi ses capacités dans ce secteur. SpaceX ne se limite plus à l’aérospatial : elle loue aussi ses centres de données à des géants comme Google ou Anthropic, et développe ses propres modèles d’IA, comme Grok. Cette diversification s’inscrit dans une stratégie de croissance où l’IA représente un nouveau pilier économique pour l’entreprise.
Pour financer l’achat de nouvelles puces Nvidia, essentielles à ses centres de données, SpaceX envisage de contracter un emprunt historique de 40 milliards de dollars. Cette somme serait répartie en deux parties : 10 milliards sous forme de prêt bancaire classique et 30 milliards via une dette dite « investment-grade », considérée comme moins risquée pour les investisseurs. Si cet emprunt se concrétise, il s’agirait de l’un des plus importants jamais réalisés pour soutenir la course à l’IA. Les discussions sont encore en cours, mais un accord pourrait être officialisé dès l’année prochaine.
Les puces Nvidia, comme celles de la série Hopper ou Blackwell, sont des composants électroniques ultra-performants conçus pour accélérer les calculs complexes nécessaires à l’IA. Elles sont au cœur des centres de données modernes, où elles permettent d’entraîner et de faire fonctionner des modèles d’IA avancés. SpaceX, qui possède déjà des supercalculateurs comme Colossus, ajoute régulièrement de nouvelles puces pour répondre à la demande croissante. En septembre 2026, Elon Musk a annoncé l’ajout de 220 000 puces Nvidia en novembre, puis une nouvelle vague de 220 000 en décembre, illustrant l’ampleur de ses besoins.
Les centres de données de SpaceX, notamment les supercalculateurs Colossus, sont parmi les plus puissants au monde. Ils servent à la fois à développer les propres modèles d’IA de l’entreprise et à louer leur puissance de calcul à d’autres sociétés. Parmi ses clients figurent Anthropic, qui utilise Colossus 1 pour ses modèles Claude, et Google, qui paie 920 millions de dollars par mois pour accéder à ces infrastructures. Cette activité de location représente une source de revenus majeure pour SpaceX, en plus de son pivot vers l’IA.
La demande en puces Nvidia est telle que leur approvisionnement devient un défi pour les entreprises technologiques. SpaceX n’est pas la seule à chercher à sécuriser ses stocks : des acteurs comme Microsoft, Amazon ou Meta investissent massivement pour répondre à leurs besoins en IA. Cette pénurie s’explique par la complexité croissante des modèles d’IA, qui nécessitent des milliers de puces pour fonctionner. Les emprunts massifs, comme celui envisagé par SpaceX, reflètent cette course effrénée pour dominer le marché de l’IA.

