Épargne réglementée : la Banque de France propose un Livret A à 1,7 % et le maintien du LEP à 2,5 %
Épargne réglementée : la Banque de France propose un Livret A à 1,7 % et le maintien du LEP à 2,5 % Banque et finance.
Le gouverneur de la Banque de France, une institution publique française chargée de superviser le système bancaire et de mettre en œuvre la politique monétaire de l’Union européenne, a proposé le 20 juillet 2026 un ajustement des taux des livrets d’épargne réglementés. Ces comptes d’épargne sont des produits financiers dont les caractéristiques, comme le taux d’intérêt ou le plafond de dépôt, sont fixés par l’État. La proposition inclut une augmentation du taux du Livret A à 1,7 % et le maintien du taux du Livret d’épargne populaire (LEP) à 2,5 %. Ces recommandations sont transmises au ministre chargé de l’Économie, qui est le membre du gouvernement responsable des finances publiques. Les règles de calcul des taux de ces livrets s’appuient sur des indicateurs économiques précis, notamment l’inflation, qui mesure la hausse générale des prix dans l’économie, et les taux de marché à court terme, qui reflètent le coût du crédit entre banques.
Les taux des livrets d’épargne réglementés comme le Livret A et le LEP ne sont pas fixés arbitrairement. Ils sont calculés selon une formule mathématique définie par la réglementation, qui prend en compte deux principaux indicateurs économiques. D’une part, l’inflation, mesurée ici par l’indice des prix à la consommation (IPC), qui reflète l’évolution moyenne des prix des biens et services consommés par les ménages. D’autre part, les taux de marché à court terme, comme le taux interbancaire Euribor (Euro Interbank Offered Rate), qui représente le coût auquel les banques se prêtent de l’argent entre elles sur de courtes périodes. En combinant ces deux éléments, la formule vise à offrir aux épargnants un rendement qui préserve, voire améliore, le pouvoir d’achat de leur épargne. Le Livret A est particulièrement encadré, avec un plafond de dépôt fixé à 22 950 € pour les particuliers et 76 500 € pour les associations.
Le Livret A est le livret d’épargne le plus répandu en France, utilisé par près de 90 % des ménages. Il est accessible à tous, sans condition de ressources, et son taux est actuellement fixé à 1,7 % dans la proposition de la Banque de France. Ce livret est exonéré d’impôts et de prélèvements sociaux, ce qui en fait un outil d’épargne attractif pour les petits montants. Le Livret d’épargne populaire (LEP), en revanche, est réservé aux ménages aux revenus modestes, avec un plafond de ressources à ne pas dépasser. Son taux, maintenu à 2,5 % dans la proposition, est plus élevé que celui du Livret A pour encourager l’épargne des foyers les plus précaires. Le LEP est également exonéré de fiscalité et son plafond de dépôt est de 10 000 €. Ces deux livrets jouent un rôle social en permettant aux Français de placer leur argent en toute sécurité, tout en bénéficiant d’un rendement garanti.
La proposition de la Banque de France intervient dans un contexte économique marqué par des incertitudes sur l’évolution de l’inflation et des taux d’intérêt. L’inflation, qui avait atteint des niveaux élevés en 2022 et 2023, a commencé à ralentir, mais reste un indicateur clé pour les épargnants. Les taux de marché à court terme, comme l’*Euribor*, ont également connu des fluctuations, influençant les décisions de la Banque de France. En proposant un taux de 1,7 % pour le Livret A et de 2,5 % pour le LEP, l’institution vise à adapter l’épargne réglementée à ce contexte, tout en garantissant une rémunération attractive. Ces ajustements sont révisés deux fois par an, en janvier et en juillet, pour refléter les évolutions économiques. La décision finale appartient au ministre de l’Économie, qui peut suivre ou modifier ces recommandations.

