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Géopolitique

Trump va-t-il de nouveau frapper les installations nucléaires iraniennes ?

Le Grand Continent · mis à jour il y a 10 j

Pour la première fois en 20 ans, l’AIEA a voté hier le renvoi de l’Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU L’article Trump va-t-il de nouveau frapper les installations nucléaires iraniennes ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Renvoi historique de l'Iran

Pour la première fois depuis 20 ans, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a décidé, le 9 septembre 2026, de renvoyer l’Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Cette décision fait suite à deux raisons majeures : la découverte de particules d’uranium non déclarées sur des sites nucléaires iraniens depuis 2019, et le refus de Téhéran de coopérer avec l’AIEA depuis les frappes américaines et israéliennes contre son programme nucléaire en juin 2025. L’AIEA est une organisation indépendante qui supervise le respect du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), un accord international visant à empêcher la diffusion des armes atomiques. Le Conseil de sécurité de l’ONU est l’organe de l’ONU chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales. Cette décision marque une escalade dans les tensions entre l’Iran et la communauté internationale.

Vote serré à l'AIEA

La résolution visant à renvoyer l’Iran devant le Conseil de sécurité a été adoptée par 23 voix pour, 8 abstentions et 3 voix contre (Chine, Russie et Niger). Les États-Unis et les pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne) ont porté cette initiative. La Chine et la Russie, deux alliés de l’Iran, ont voté contre, ce qui limite l’impact immédiat de cette décision. En effet, ces deux pays disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité, leur permettant de bloquer toute résolution contraignante. Cela rend improbable l’adoption de nouvelles sanctions contre l’Iran à court terme. Cependant, cette décision pourrait ouvrir la voie à des actions unilatérales, comme des frappes militaires.

Menaces de frappes américaines

Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de frapper le site de Pickaxe Mountain, un complexe souterrain situé près de l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz en Iran. Le 10 septembre 2026, il a déclaré que les États-Unis agiraient « très bientôt » si l’Iran ne changeait pas de comportement. Pickaxe Mountain est un site stratégique, car il abrite des centrifugeuses, des machines utilisées pour enrichir l’uranium. L’Iran possède actuellement 441 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, un niveau proche de celui nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire (90 % d’enrichissement). Selon des sources israéliennes, l’Iran aurait récemment transféré des équipements vers ce site, et des images satellites montrent une augmentation des travaux de construction en 2026.

Ce que ça pourrait changer

L’Iran a réagi avec fermeté à cette décision, accusant les États-Unis et Israël d’avoir utilisé l’AIEA comme un « outil de guerre ». Téhéran a également dénoncé le fait que les frappes de juin 2025 aient été lancées peu après que l’AIEA eut constaté des irrégularités dans son programme nucléaire. Cette escalade des tensions intervient dans un contexte où l’Iran dispose d’un stock d’uranium enrichi suffisant pour produire jusqu’à 10 bombes atomiques s’il était enrichi à 90 %. Les États-Unis et leurs alliés craignent que l’Iran ne développe une arme nucléaire, ce que Téhéran dément. La situation reste très volatile, avec un risque accru de conflit militaire.

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