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Généraliste

La générale Carignan en lice pour succéder au président du Comité militaire de l’OTAN

Le Devoir · mis à jour il y a 1 j

Si elle l’emporte, elle deviendrait la première femme à occuper ce poste au sein de l’Alliance..

Candidature historique

La générale Jennie Carignan, cheffe d’état-major de la Défense canadienne, est candidate pour devenir la prochaine présidente du Comité militaire de l’OTAN. Si elle est élue, elle deviendrait la première femme à occuper ce poste prestigieux au sein de l’Alliance atlantique. Son principal rival est le général allemand Carsten Breuer, également en lice pour ce rôle. La décision sera prise lors d’une réunion des chefs d’état-major des 32 pays membres de l’OTAN, prévue le 19 septembre 2026 à Copenhague, au Danemark. L’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) est une alliance militaire fondée en 1949 pour assurer la sécurité collective de ses membres, principalement contre les menaces venues de l’Est pendant la Guerre froide, puis contre le terrorisme et les crises internationales actuelles.

Rôle du Comité militaire

Le Comité militaire de l’OTAN est l’organe suprême de l’alliance en matière militaire. Il est composé des chefs d’état-major des armées des pays membres et supervise la stratégie, les opérations et la coordination des forces alliées. Son président, actuellement l’amiral italien Giuseppe Cavo Dragone, sert de lien entre les commandements militaires et les dirigeants politiques des États membres. Contrairement au commandant suprême des forces alliées (généralement un Américain), le président du Comité militaire n’a pas de pouvoir opérationnel direct, mais son rôle est crucial pour la prise de décision collective. Depuis 2008, aucun Canadien n’a occupé ce poste, le dernier en date étant le général Ray Henault entre 2005 et 2008.

Profil de Jennie Carignan

La générale Jennie Carignan, en poste depuis 2024, est la plus haute responsable militaire du Canada. Elle est candidate à ce poste stratégique après avoir été saluée pour sa crédibilité par le ministre canadien de la Défense, David McGuinty. Ce dernier a confirmé qu’elle avait mené une bonne campagne en prenant contact avec ses homologues des 32 pays membres de l’OTAN. Son élection nécessiterait qu’elle quitte ses fonctions actuelles au sein des Forces armées canadiennes. Le Canada n’a envoyé que trois de ses ressortissants à la tête du Comité militaire de l’OTAN, la dernière fois en 2005-2008, ce qui souligne l’importance symbolique de sa candidature.

Ce que ça pourrait changer

L’élection du président du Comité militaire de l’OTAN intervient dans un contexte géopolitique marqué par les tensions avec la Russie, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que par la montée des cybermenaces. Bien que ce poste ne confère pas le même pouvoir que le commandement suprême des forces alliées (réservé à un Américain), il représente une reconnaissance majeure pour le Canada et pour les femmes dans les hautes sphères militaires. L’OTAN, qui compte désormais 32 membres après l’adhésion récente de la Finlande et de la Suède, continue de jouer un rôle central dans la sécurité européenne et nord-américaine. La réunion de Copenhague sera donc un moment clé pour l’avenir de l’alliance.

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