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Géopolitique

Le président iranien appelle à mettre fin à la guerre avec les États-Unis, estimant être en “position de force”

Courrier International · mis à jour il y a 10 j

“Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force”, a déclaré vendredi le président Pezeshkian, alors que les États-Unis menacent d’intensifier les sanctions économiques contre la République islamique..

Déclaration du président iranien

Le 21 août 2026, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré qu’il était préférable de mettre fin à la guerre avec les États-Unis alors que l’Iran se considère en position de force. Lors d’une conférence de presse à Téhéran, il a affirmé que son pays ne céderait pas au chantage américain et qu’il riposterait avec force si nécessaire. Pezeshkian a également évoqué un accord signé en juin 2026 avec les États-Unis, qu’il qualifie de grande réussite diplomatique, tout en précisant qu’il ne contient aucune clause de capitulation. Ces déclarations interviennent dans un contexte où les négociations entre les deux pays sont au point mort depuis février 2026, date du début du conflit armé entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Contexte du conflit

Le conflit entre l’Iran et les États-Unis a débuté en février 2026, après des années de tensions croissantes. Téhéran maintient partiellement fermé le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole, tandis que Washington impose un contre-blocus naval pour contrer cette mesure. Les États-Unis, dirigés par le président Donald Trump, menacent d’intensifier les sanctions économiques contre l’Iran, qualifiées par Téhéran de terrorisme économique et de crimes contre l’humanité. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que ces sanctions visent à faire tomber le régime iranien, tout en excluant une reprise des opérations militaires à grande échelle. Les alliés des États-Unis sont invités à choisir entre soutenir Washington ou risquer de subir des représailles.

Débat au sein de l’Iran

Les propos de Massoud Pezeshkian reflètent un débat interne au sein du régime iranien sur la capacité du pays à supporter la pression économique. Pezeshkian, chargé de la gestion économique mais sans pouvoir décisionnel en temps de guerre, met en garde contre une aggravation des difficultés économiques pour la population. Il souligne que la résilience militaire ne suffit pas si la population souffre de la faim et si l’économie est asphyxiée. D’autres responsables, comme Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et négociateur en chef, partagent cette préoccupation. Ghalibaf a averti que sans circulation financière, croissance économique et production nationale, le pays ne pourrait tenir longtemps face aux sanctions.

Stratégie américaine

La stratégie des États-Unis, sous l’administration Trump, repose sur une guerre économique visant à contraindre l’Iran à céder à ses exigences. Cette approche inclut le renforcement des sanctions existantes et la pression sur les alliés pour qu’ils rejoignent l’embargo. Scott Bessent, secrétaire au Trésor, a comparé cette campagne à un D-Day économique, suggérant que son objectif est de provoquer un effondrement du régime iranien sans recourir à des frappes militaires massives. Les États-Unis accusent l’Iran d’avoir attaqué des infrastructures civiles, comme des écoles et des hôpitaux, ce que Téhéran dément, affirmant que ces attaques visaient des cibles militaires.

Ce que ça pourrait changer

Le conflit s’inscrit dans un contexte régional tendu, avec des répercussions sur les pays voisins. L’Iran, bien que confronté à des difficultés économiques, affirme que la communauté internationale reconnaît sa *victoire* et condamne les actions américaines. Téhéran évoque une *opinion mondiale hostile* envers les États-Unis, qu’il accuse d’avoir violé les règles internationales. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste un point de tension majeur. Sa fermeture partielle par l’Iran pourrait perturber les approvisionnements énergétiques mondiaux et aggraver les tensions géopolitiques dans la région.

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