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Généraliste

Les autorités ont déporté 111 personnes pour des violences liées à l’extorsion

Le Devoir · mis à jour il y a 6 j

L’AFSC a sévi contre des sympathisants du groupe terroriste Bishnoi, basé en Inde..

Déportations liées à l'extorsion

Depuis août 2023, les autorités frontalières canadiennes ont déporté 111 personnes impliquées dans des violences liées à l'extorsion au sein des communautés sud-asiatiques. Ces expulsions s'inscrivent dans une opération menée par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), qui a débuté dans l'Ouest canadien avant d'être étendue à l'Ontario en novembre 2023. Les régions les plus touchées par ces mesures sont la Colombie-Britannique (58 déportations), les Prairies (30) et la région du Grand Toronto (23). L'extorsion désigne l'obtention d'argent ou de biens par la contrainte ou la menace, souvent associée à des réseaux criminels organisés. L'ASFC précise que ces expulsions ciblent des individus dont les dossiers d'immigration ou de réfugiés ne sont pas conformes à la Loi canadienne sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR).

Rôle du gang Bishnoi

Les autorités canadiennes ont identifié le gang Bishnoi, basé en Inde, comme un acteur majeur dans les activités d'extorsion ciblant les communautés de la diaspora. Ce groupe a été classé comme organisation terroriste par le gouvernement fédéral en septembre 2023. Selon Sécurité publique Canada, le gang Bishnoi se caractérise par des méthodes violentes incluant des meurtres, des fusillades et des incendies criminels pour intimider ses victimes. Les autorités estiment que ce groupe sème la terreur dans les communautés où il opère, notamment en Colombie-Britannique, où 139 cas d'extorsion ont été signalés depuis le début de l'année 2023, dont 21 avec des coups de feu et 2 incendies criminels. Les expulsions récentes visent ainsi des sympathisants ou membres de ce réseau criminel.

Critères des déportations

L'ASFC a prononcé 188 mesures de renvoi au total, dont 91 en Colombie-Britannique, 47 dans les Prairies et 50 dans la région du Grand Toronto. Les critères retenus pour ces expulsions incluent l'appartenance à une organisation criminelle, une criminalité grave selon la LIPR, des liens avec des activités impliquant des armes à feu, ou une participation à des activités criminelles systématiques. Les enquêtes s'appuient sur des informations fournies par des partenaires de l'application de la loi, des organismes gouvernementaux, des enquêtes internes de l'ASFC et des signalements du public. Une ligne téléphonique dédiée a été mise en place pour recueillir des informations supplémentaires. L'ASFC souligne que ces mesures visent à protéger la santé publique et à lutter contre le crime organisé.

Ce que ça pourrait changer

La Colombie-Britannique, et plus particulièrement la ville de Surrey, est l'une des régions les plus touchées par la violence liée à l'extorsion. Les autorités locales ont recensé 139 cas depuis le début de l'année 2023, dont 74 victimes d'extorsion. Les expulsions s'inscrivent dans une stratégie plus large de lutte contre la criminalité organisée et les violences ciblant les communautés sud-asiatiques. L'ASFC a présenté quatre cas récents pour illustrer ses actions, mettant en avant des profils variés : un individu lié à une organisation criminelle, un autre reconnu coupable de criminalité grave, un troisième impliqué dans des activités avec armes à feu, et un dernier associé à une organisation criminelle systématique. Ces mesures reflètent une priorité accordée à la sécurité publique et à l'application stricte de la loi.

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