Intelligence artificielle : en Chine, les nouveaux milliardaires n’ont rien à envier à leurs aînés
Avec l’essor de l’IA apparaît une génération de “nouveaux riches” chinois bien différente des précédentes. Le signe d’une économie qui se scinde entre anciens et nouveaux secteurs, analyse le média financier “Zhigu Qushi”, hébergé par la plateforme “Fenghuang Wang”..
La Chine voit émerger une génération de milliardaires spécialisés dans l’intelligence artificielle (IA), qui rivalisent avec les fortunes traditionnelles du pays. Contrairement aux anciens magnats, souvent issus de secteurs comme l’immobilier ou l’industrie, ces nouveaux riches sont des entrepreneurs de moins de 50 ans, souvent formés aux technologies de pointe. Leur fortune se construit rapidement grâce à des levées de fonds massives dans des entreprises innovantes. Par exemple, DeepSeek, une start-up chinoise d’IA, a levé 50 milliards de yuans (6,4 milliards d’euros) en juin 2026 lors de son premier tour de table, un record pour une entreprise chinoise du secteur. Liang Wenfeng, son fondateur âgé de 41 ans, a personnellement investi 20 milliards de yuans (2,56 milliards d’euros) dans cette opération, portant sa fortune estimée à plus de 180 milliards de yuans (23 milliards d’euros). Ce phénomène illustre une transformation profonde de l’économie chinoise, où les secteurs high-tech prennent le relais des industries traditionnelles.
L’émergence de ces nouveaux milliardaires marque un tournant dans l’économie chinoise, où les secteurs traditionnels (comme l’immobilier ou la manufacture) cèdent progressivement la place à des industries innovantes, notamment l’intelligence artificielle. Les médias financiers chinois, comme Zhigu Qushi hébergé par Fenghuang Wang, soulignent que cette transition crée une scission entre les anciennes et les nouvelles fortunes. Les jeunes entrepreneurs, souvent issus de milieux académiques ou technologiques, profitent de l’engouement mondial pour l’IA et des politiques gouvernementales favorables. Leur enrichissement fulgurant reflète une dynamique économique où l’innovation prime sur les modèles économiques établis depuis des décennies. Cette évolution s’accompagne aussi d’une reconfiguration des hiérarchies sociales et économiques en Chine.
DeepSeek incarne cette nouvelle ère économique. Fondée par Liang Wenfeng, cette entreprise chinoise spécialisée dans l’IA a battu des records en juin 2026 avec une levée de fonds de 50 milliards de yuans (6,4 milliards d’euros), un montant exceptionnel pour une start-up du secteur. Liang Wenfeng, dont la fortune personnelle était déjà estimée à 180 milliards de yuans (23 milliards d’euros), a contribué à hauteur de 20 milliards de yuans (2,56 milliards d’euros) à cette opération, ce qui a encore boosté sa valeur nette. Ce succès illustre l’appétit des investisseurs chinois pour les technologies d’IA et leur confiance dans des modèles économiques disruptifs. DeepSeek, comme d’autres entreprises similaires, bénéficie d’un écosystème favorable en Chine, où le gouvernement encourage activement les avancées technologiques pour renforcer la compétitivité du pays sur la scène mondiale.
L’analyse de cette transformation économique est relayée par des médias chinois comme Fenghuang Wang, un site d’information basé à Pékin qui offre une couverture plus diversifiée que la presse d’État, tout en restant dans les limites imposées par la censure. Fondé en 2000 à Hong Kong sous le nom Phoenix Weekly, ce média a conservé une certaine ouverture, malgré les restrictions croissantes après 2019. Il est hébergeur de Zhigu Qushi, un média financier qui décrypte les tendances économiques, dont l’essor des milliardaires de l’IA. Ces analyses, bien que prudentes, permettent de comprendre les dynamiques en jeu dans l’économie chinoise contemporaine, où l’innovation technologique devient un pilier de la croissance.
L’apparition de ces nouveaux milliardaires de l’IA a un impact profond sur la société chinoise. D’une part, elle redéfinit les critères de réussite, où la maîtrise des technologies de pointe remplace progressivement les modèles traditionnels de richesse. D’autre part, elle crée une nouvelle forme de stratification sociale, avec une élite technologique qui coexiste avec les fortunes héritées des anciennes industries. Cette transition s’accompagne aussi de défis, comme la concentration des richesses entre les mains d’une minorité ou les tensions entre innovation et régulation. Enfin, elle reflète les ambitions de la Chine de devenir un leader mondial dans le domaine de l’IA, un objectif soutenu par des politiques publiques et des investissements massifs.

