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Géopolitique

Que contient l’accord que l’Iran et l’Oman seraient en train de finaliser pour le transit dans le détroit d’Ormuz ?

Le Grand Continent · mis à jour il y a 3 h

Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, l’accord avec Mascate ne garantirait toutefois pas la reprise du trafic. L’article Que contient l’accord que l’Iran et l’Oman seraient en train de finaliser pour le transit dans le détroit d’Ormuz ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Accord Iran-Oman en préparation

Le 5 août 2026, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a annoncé dans une interview à l'agence de presse officielle IRNA qu'un accord de principe était sur le point d'être finalisé entre l'Iran et Oman pour organiser le transit maritime dans le détroit d'Ormuz. Cet accord, qui concerne principalement la navigation commerciale, inclut une carte détaillée des voies d'entrée et de sortie des navires. Selon des sources régionales et un responsable américain cités par le média Axios, cet arrangement serait temporaire et prévu pour une durée de 60 jours. Il s'agit du cinquième épisode en 2026 où les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, menacent l'Iran de frappes massives avant de revenir sur leurs déclarations, illustrant une tension persistante entre les deux pays.

Corridors maritimes définis

L'accord prévoit que tous les navires entrant dans le détroit d'Ormuz emprunteront un couloir nord passant par les eaux territoriales iraniennes, tandis que les navires sortant utiliseront un couloir sud traversant les eaux d'Oman. Cette organisation vise à structurer le trafic maritime et à éviter les conflits d'usage. Aucun péage ni taxe ne serait appliqué pendant cette période de 60 jours, selon les déclarations de Gharibabadi. De plus, les deux pays se sont engagés à déminer le couloir médian du détroit dans un délai de 30 jours. Téhéran a accepté que des pays européens, comme la France ou l'Allemagne, puissent mener cette opération de déminage, une décision qui pourrait faciliter la reprise du trafic maritime une fois les mines retirées.

Démineage et accord permanent

Une fois le couloir médian déminé, il sera utilisé pour le trafic entrant et sortant, conformément à un futur accord permanent que l'Iran et Oman devront négocier. Cette phase pourrait s'étendre sur une période de deux à quatre mois, selon les déclarations de Gharibabadi. L'objectif est d'exercer une souveraineté effective sur le détroit, c'est-à-dire un contrôle accru sans pour autant fermer régulièrement la voie maritime en temps de paix. Cependant, cet accord ne garantit pas automatiquement la reprise du trafic : Téhéran conditionne cette reprise à la levée du blocus naval américain ainsi qu'à la suppression des sanctions réimposées à l'Iran, notamment celles ciblant son secteur pétrolier.

Conditions américaines et tensions

Pour que le trafic maritime reprenne, l'Iran exige que les États-Unis lèvent les sanctions économiques imposées depuis la rupture du cessez-le-feu, en particulier celles visant le secteur pétrolier, qui représente une part majeure des revenus de l'Iran. Le président américain Donald Trump a récemment menacé l'Iran de frappes massives, évoquant des niveaux de force « jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale », avant de suspendre ces frappes « à la demande de l'Iran et d'autres pays de la région ». Ces déclarations interviennent dans un contexte où, selon Reuters, les États-Unis auraient presque épuisé leurs stocks mondiaux de missiles de haute précision à longue portée, une information démentie par Trump.

Ce que ça pourrait changer

L'accord a été approuvé par le gouvernement iranien le 4 août 2026, mais il n'est pas encore certain qu'il ait reçu l'aval du *guide suprême* iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que la communication avec ce dernier était « très difficile en ce moment », laissant planer un doute sur la finalisation définitive de l'accord. Par ailleurs, Téhéran continue de nier tout pourparler direct avec Washington, malgré les signaux envoyés par les États-Unis. Ces incertitudes politiques et diplomatiques ajoutent une couche de complexité à un accord déjà technique et géopolitiquement sensible.

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