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Des scientifiques japonais font une découverte immense sur la maladie d’Alzheimer

Presse-Citron · mis à jour il y a 17 j

Des scientifiques japonais viennent de découvrir la « graine » qui déclenche la maladie d’Alzheimer dans le cerveau. Une percée historique qui ouvre la voie à de futurs traitements capables de bloquer la maladie directement à la source..

La maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une affection neurodégénérative, c’est-à-dire une maladie qui détruit progressivement les cellules nerveuses du cerveau. Elle entraîne une dégradation de la mémoire, des fonctions cognitives comme le raisonnement ou le langage, et peut aussi affecter le comportement. En France, environ 1,4 million de personnes en sont atteintes, avec 225 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Cette maladie est la principale cause de démence chez les personnes âgées. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement pour la guérir, mais des médicaments permettent de ralentir son évolution en atténuant certains symptômes.

Le rôle des plaques

Chez les patients atteints d’Alzheimer, des fragments de protéines appelés bêta-amyloïdes s’accumulent dans le cerveau. Ces protéines, normalement présentes en petite quantité, s’agglomèrent pour former des plaques amyloïdes, des dépôts toxiques qui asphyxient les neurones et perturbent leur fonctionnement. Ces plaques sont l’une des caractéristiques principales de la maladie. Cependant, jusqu’à présent, les scientifiques ignoraient ce qui déclenchait leur formation. Les traitements actuels visent à éliminer ces plaques une fois qu’elles sont déjà installées, mais ils ne permettent pas d’empêcher leur apparition.

La découverte japonaise

Une équipe de chercheurs japonais du Centre national de neurologie et de psychiatrie de Tokyo a identifié une molécule clé, nommée Peak 1, qui agit comme une « graine » ou une étincelle déclenchant la formation des plaques amyloïdes. Cette molécule est un assemblage spécifique de protéines solubles de grande taille. Les scientifiques ont découvert que sa seule présence suffit à lancer une réaction en chaîne menant à l’accumulation des plaques destructrices. Cette découverte a été publiée en juillet 2026 dans la revue scientifique Brain Communications.

Preuves expérimentales

Pour confirmer leur hypothèse, les chercheurs ont mené plusieurs expériences. Ils ont séparé les protéines bêta-amyloïdes en trois groupes selon leur taille. Seule la fraction contenant les plus gros assemblages, le Peak 1, a provoqué la formation de nouvelles plaques quatre mois après son injection dans le cerveau de jeunes souris. Les deux autres groupes, composés de protéines plus petites, n’ont eu aucun effet. De plus, les scientifiques ont retrouvé le Peak 1 dans des échantillons de cerveaux humains de patients décédés de la maladie d’Alzheimer. Enfin, en désactivant cette molécule, le processus de formation des plaques s’est interrompu instantanément.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte ouvre la voie à de nouveaux traitements qui ciblent directement la *graine* (*Peak 1*) plutôt que les plaques déjà formées. Contrairement aux médicaments actuels, qui nettoient les dépôts toxiques une fois qu’ils sont présents, une molécule capable de neutraliser le *Peak 1* pourrait bloquer la maladie à sa source. Les chercheurs japonais travaillent déjà sur le développement d’une telle molécule. Cependant, il faudra attendre environ **dix ans** avant qu’un médicament puisse être disponible, le temps de réaliser les essais cliniques nécessaires. Parallèlement, ils explorent des méthodes pour détecter précocement la présence du *Peak 1* via une simple prise de sang ou des examens d’imagerie.

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