Vers une transition « ordonnée » à Québec, selon PSPP
Christine Fréchette a reçu Paul St-Pierre Plamondon à son bureau, mardi, au ministère du Conseil exécutif..
Une réunion a eu lieu le mardi 13 octobre 2026 entre Christine Fréchette, première ministre sortante du Québec, et Paul St-Pierre Plamondon, futur premier ministre issu du Parti québécois (PQ), qui a remporté les élections avec 59 sièges sur 127 à l'Assemblée nationale. Cette rencontre, d'une durée d'environ 50 minutes au ministère du Conseil exécutif à Québec, a porté sur trois sujets principaux : l'économie québécoise, les tensions commerciales avec les États-Unis et une entente récente avec Terre-Neuve-et-Labrador concernant l'hydroélectricité de Churchill Falls. St-Pierre Plamondon a qualifié cette transition de « ordonnée », soulignant la collaboration offerte par l'équipe de Fréchette pour assurer une passation de pouvoir fluide. Fréchette a profité de l'occasion pour remercier le personnel des cabinets ministériels et de la fonction publique, qualifiant son mandat de « plus grand honneur » de sa carrière politique. Aucune question n'a été posée aux deux dirigeants à l'issue de la rencontre.
Les assermentations des députés élus lors des dernières élections se dérouleront selon un calendrier précis. Les députés du PQ seront assermentés le jeudi 15 octobre 2026, suivis des députés du Parti libéral du Québec (PLQ) le lundi 19 octobre, de Québec solidaire (QS) le mardi 20 octobre et du Parti conservateur du Québec (PCQ) le jeudi 22 octobre. Lors de leur assermentation, les élus devront choisir entre prêter serment au roi Charles III, en tant que chef de l'État canadien, ou prêter allégeance au peuple québécois. Le Conseil des ministres, quant à lui, sera présenté le mercredi 21 octobre et devrait compter moins de 29 membres, car St-Pierre Plamondon s'est engagé à former un gouvernement plus restreint que celui de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui comptait 29 ministres.
Le 21 octobre 2026, la Cour supérieure du Québec devrait entendre sur le fond une demande d'injonction déposée par le professeur Lawrence David, de l'Université d'Ottawa. Cette demande conteste l'abolition par le gouvernement précédent de l'obligation pour les députés de prêter serment au roi. Le professeur argue que cette abolition est anticonstitutionnelle. Cette affaire judiciaire s'inscrit dans un débat plus large sur l'identité nationale québécoise et la place du monarque britannique dans les institutions provinciales. La décision de la cour pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les futurs députés québécois seront assermentés.
Les travaux parlementaires doivent reprendre le mardi 17 novembre 2026, mais la nomination du président de l'Assemblée nationale reste incertaine. Traditionnellement, ce poste est occupé par un député du parti majoritaire, mais le PQ pourrait choisir de le céder à l'opposition pour maximiser le nombre de députés disponibles pour voter. Le PLQ, avec environ 40 députés, formera l'opposition officielle et ne semble pas viser cette présidence. La CAQ, quant à elle, se remet de sa défaite électorale et procédera à l'élection d'un chef par intérim ce week-end. Son identité sera annoncée le lundi suivant, et Ian Lafrenière, ancien ministre, serait en réflexion pour ce poste.
Le PQ a déposé deux demandes de recomptage judiciaire après les élections. La première concerne la circonscription de Vachon, où Stéphane Fogaing (PQ) a été battu par la libérale Affine Lwalalika. La seconde porte sur Champlain, où René Branchaud (PQ) a perdu face à la conservatrice Adriana Szalontai. Ces recours visent à vérifier l'exactitude des résultats électoraux et pourraient, en cas de succès, entraîner une inversion des résultats. Les dépouillements judiciaires débuteront le lundi 19 octobre 2026 dans la circonscription de Vachon.

