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Généraliste

Jamieson Greer estime qu’il est «difficile» de résoudre les problèmes avec le Canada

Le Devoir · mis à jour 1 oct.

Il explique que Washington n’est pas prêt «à aller jusqu’à la suppression totale des droits de douane»..

Tensions commerciales USA-Canada

Lors d’une réunion du G20 à Milwaukee le 1er octobre 2026, Jamieson Greer, représentant américain au commerce, a déclaré que les désaccords persistants entre les États-Unis et le Canada rendaient les négociations commerciales « assez difficiles à résoudre ». Ces tensions portent notamment sur les échanges bilatéraux et les réformes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), une institution internationale qui régule les règles du commerce entre pays. Les deux pays ont échangé lors d’un entretien en tête-à-tête, mais les points de discorde restent nombreux. Greer a évoqué des discussions techniques en cours, sans préciser leur nature exacte. Ces échanges s’inscrivent dans un contexte où les États-Unis cherchent à relocaliser leur production industrielle, une politique visant à réduire leur dépendance aux importations.

Menace de droits de douane

Un sujet brûlant concerne la possible imposition par les États-Unis d’un droit de douane de 50% sur les voitures canadiennes à partir du 1er janvier 2027, en l’absence d’accord commercial. Cette mesure s’inscrit dans la stratégie américaine de protectionnisme économique, qui vise à favoriser la production locale. Interrogé sur ce point, Greer n’a pas confirmé ni infirmé la mise en place de ces droits de douane, mais a réaffirmé que la priorité des États-Unis était d’augmenter leur propre production nationale. Cette menace pèse sur les constructeurs automobiles canadiens, dont une partie de l’industrie dépend des échanges avec les États-Unis. Le Canada, quant à lui, cherche à éviter une escalade des tensions commerciales.

Réactions aux autres marchés

Greer a réagi aux discussions entre le Canada et d’autres partenaires commerciaux, comme l’Union européenne (UE), pour diversifier leurs débouchés. Il a minimisé l’importance de ces efforts en soulignant que les marchés européens et sud-américains offrent une croissance limitée. Selon lui, une faible croissance dans ces régions ne peut compenser le rôle central des États-Unis comme premier client pour le Canada. Cette position reflète la stratégie américaine de maintenir son leadership commercial, tout en acceptant que d’autres pays cherchent des alternatives. Greer a précisé que les États-Unis ne voyaient pas d’obstacle à ces initiatives, tant qu’elles ne remettent pas en cause leur propre rôle économique.

Position américaine sur les tarifs

Greer a indiqué que l’administration américaine, dirigée par le président Donald Trump, était prête à conclure un accord avec le Canada, mais sans supprimer totalement les droits de douane existants. Il a souligné que la question centrale restait la capacité du Canada à accepter certaines conditions américaines, sans les détailler. Son principal interlocuteur canadien est le ministre du Commerce international, Dominic LeBlanc, avec qui il échange régulièrement. Cette position montre une volonté de négociation, mais aussi une fermeté sur les mesures protectionnistes, comme les droits de douane, qui restent un levier pour les États-Unis.

Critique du G20 sur le travail forcé

Greer a critiqué l’incapacité des pays du G20, un groupe de 20 grandes économies, à adopter une déclaration commune interdisant l’importation de marchandises produites grâce au travail forcé. Les États-Unis ont déjà imposé des droits de douane allant de 10% à 60% à 60 économies, dont le Canada et l’UE, pour non-respect de cette règle. Cette mesure vise à lutter contre l’exploitation des travailleurs dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Greer a exprimé sa déception face à l’absence de consensus lors de la réunion de Milwaukee, soulignant que certains pays refusent de s’engager sur ce sujet.

Priorités commerciales du Canada

De son côté, le Canada, représenté par le ministre Maninder Sidhu, a des objectifs précis pour cette réunion du G20. Il cherche à faire avancer un accord sur le commerce numérique avec l’UE, un domaine en pleine expansion où les règles internationales restent à définir. Sidhu souhaite aussi progresser dans les négociations avec le Mercosur, un bloc commercial sud-américain composé de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, ainsi qu’avec l’Inde pour un partenariat économique. Ces discussions s’ajoutent aux échanges bilatéraux avec la France, l’Australie et la Turquie, tenus la veille du sommet. Le Canada mise sur la diversification de ses partenariats pour réduire sa dépendance aux États-Unis.

Ce que ça pourrait changer

La réunion de Milwaukee prépare le sommet annuel du G20, prévu à Miami les 14 et 15 décembre 2026. Cet événement rassemble les dirigeants des 20 plus grandes économies mondiales pour discuter de questions économiques et commerciales. Les tensions entre les États-Unis et le Canada, ainsi que les désaccords au sein du G20 sur des sujets comme le travail forcé, pourraient influencer les discussions à venir. Les enjeux incluent la stabilité des échanges internationaux, la lutte contre les pratiques commerciales déloyales et la recherche de solutions communes face aux défis économiques globaux.

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