À Dubaï, première rentrée après le début du conflit au Moyen-Orient
Les écoles internationales, qui ont fleuri dans l’Émirat ces dernières années, ont rouvert leurs portes, et les signes de reprises sont là. Explications du “Financial Times”..
Les écoles internationales de Dubaï ont rouvert leurs portes début septembre 2026, marquant la première rentrée scolaire après le début du conflit américano-iranien au Moyen-Orient. Ces établissements, très prisés par les expatriés aisés, accueillent principalement des élèves étrangers, dont une majorité britannique. Parmi les groupes scolaires concernés, Taaleem, coté à la Bourse de Dubaï et propriétaire de l'école britannique Harrow à Dubaï, annonce que neuf de ses quinze écoles premium sont pleines. GEMS Education, l'un des plus grands opérateurs scolaires privés au monde avec 150 000 élèves aux Émirats arabes unis, se rapproche de ses objectifs, bien que les inscriptions en provenance du Royaume-Uni ralentissent. Malgré cette reprise partielle, les effectifs totaux n'ont pas encore retrouvé leur niveau de 2025.
Le conflit entre les États-Unis et l'Iran, qui a débuté quelques mois avant cette rentrée, a ébranlé l'image de stabilité soigneusement construite par Dubaï. Cette stabilité était un argument central pour attirer des investisseurs et des expatriés aisés. Le Financial Times souligne que cette rentrée scolaire sert de test de confiance pour évaluer la capacité de l'émirat à maintenir son attractivité malgré les tensions géopolitiques. Allan Williamson, PDG de Taaleem, a déclaré que certains groupes scolaires internationaux hésitent désormais à investir à Dubaï, remettant en cause un modèle économique basé sur l'accueil des élites étrangères.
Dubaï a bâti une partie de sa prospérité sur un modèle économique reposant sur l'attractivité pour les expatriés, notamment grâce à ses écoles internationales de haut niveau. Ces établissements, fréquentés par 400 000 élèves, majoritairement étrangers, proposent des cursus différents de ceux suivis par les élèves locaux. Le retour des bus scolaires jaunes sur les routes de Dubaï, symbole de normalité, est perçu comme un signe positif par les observateurs. Cependant, le ralentissement des inscriptions britanniques et les interrogations des investisseurs remettent en cause la pérennité de ce modèle, fragilisé par les tensions régionales et la perception d'un risque accru.
Les responsables des groupes scolaires comme Taaleem et GEMS Education tentent de rassurer sur la situation. Malgré un optimisme relatif, ils reconnaissent que la reprise n'est pas totale. GEMS Education, adossé à l'entreprise de gestion d'actifs Brookfield, indique approcher de ses objectifs, mais souligne un ralentissement des arrivées en provenance du Royaume-Uni. Taaleem, qui possède des écoles prestigieuses comme Harrow, confirme que neuf de ses quinze écoles premium sont pleines, mais certains investisseurs restent prudents face à l'incertitude géopolitique. Cette prudence pourrait influencer les décisions futures d'expansion dans l'émirat.
La rentrée scolaire de 2026 à Dubaï est perçue comme un baromètre de la capacité de l'émirat à maintenir son attractivité malgré le conflit en cours. Le *Financial Times* souligne que cette rentrée représente un enjeu majeur pour Dubaï, dont le modèle économique repose en partie sur l'accueil des expatriés. Si les signes de reprise sont visibles, avec des écoles pleines et un retour à une apparence de normalité, les défis persistent. La stabilité régionale et la perception du risque par les investisseurs internationaux seront déterminantes pour l'avenir de Dubaï en tant que hub éducatif et économique pour les élites étrangères.

