Élections de mi-mandat : Trump recule sur ses menaces envers Bombardier
Le président américain crédite le candidat républicain du Kansas au Sénat, Roger Marshall, pour sa volte-face..
En septembre 2022, le président américain Donald Trump a menacé d'empêcher l'entreprise canadienne Bombardier de vendre ses produits aux États-Unis. Il critiquait la qualité de ces produits, les jugeant insuffisants, et accusait Bombardier de ne pas être une entreprise américaine. Cette déclaration s'inscrivait dans le cadre de sa politique de guerre commerciale contre le Canada, un conflit économique où les États-Unis imposent des taxes ou restrictions pour protéger leurs industries locales. Bombardier, une entreprise québécoise spécialisée dans l'aéronautique, emploie plus de 1200 personnes dans son siège social situé à Wichita, au Kansas, un État américain. Cette menace avait suscité des critiques, y compris au sein du parti républicain, majoritaire aux États-Unis.
Lors d'un rassemblement électoral à Park City, dans le Kansas, le 10 octobre 2022, Donald Trump a annoncé qu'il ne mettrait plus de pression sur Bombardier. Il a expliqué ce revirement en soulignant que l'entreprise avait une présence importante au Kansas, où elle crée des emplois. Trump a mentionné que cette volte-face était liée à un appel reçu d'un candidat républicain au Sénat, Roger Marshall, qui brigue sa réélection dans cet État. Le président a déclaré qu'il allait aider Bombardier, sans préciser les mesures concrètes, tout en insistant sur le fait que l'entreprise était désormais perçue comme une entité contribuant à l'économie locale. Cette décision intervient à quelques semaines des élections de mi-mandat américaines, prévues en novembre 2022, où les républicains cherchent à conserver leur majorité au Sénat.
Le Kansas est traditionnellement un bastion du parti républicain, mais les élections sénatoriales de 2022 s'annoncent serrées. Roger Marshall, le sénateur sortant républicain, affronte le candidat démocrate Adam Hamilton. La course est d'autant plus suivie que le Kansas pourrait basculer, un scénario rare dans cet État. Bombardier, avec son siège à Wichita, joue un rôle économique local majeur, employant plus de 1200 personnes. Trump a donc lié sa décision de ne pas sanctionner Bombardier à cette élection, suggérant que son soutien irait aux républicains comme Marshall, tout en protégeant les emplois locaux. Ce revirement illustre l'influence des enjeux électoraux sur les décisions politiques, même dans un domaine comme le commerce international.
La volte-face de Donald Trump sur Bombardier évite à l'entreprise canadienne des sanctions commerciales qui auraient pu nuire à ses activités aux États-Unis. Bombardier, dont le siège social américain est au Kansas, dépend de ce marché pour une partie de ses ventes. Une interdiction aurait pu fragiliser ses opérations et menacer les emplois de ses 1200 salariés dans l'État. En reculant, Trump limite les risques de tensions économiques avec le Canada, un partenaire commercial majeur des États-Unis. Cette décision montre aussi comment les relations commerciales peuvent être influencées par des considérations politiques locales, surtout en période électorale. Elle rappelle que les entreprises multinationales, comme Bombardier, doivent naviguer entre les priorités nationales et leurs intérêts globaux.

