Le jeu physique ne pèse plus que 10 % des ventes de Capcom
Alors que l’avenir des supports physiques s’annonce compliqué, notamment après l’annonce de Sony de mettre fin à la production de disques physiques d’ici janvier 2028, Capcom ne semble pas particulièrement inquiet..
L'entreprise japonaise Capcom, connue pour des franchises comme Resident Evil ou Street Fighter, voit désormais seulement 10 % de ses ventes de jeux réalisées sous forme physique (disques ou cartouches). Cette tendance reflète un basculement généralisé vers le numérique dans l'industrie du jeu vidéo. Les supports physiques, autrefois dominants, perdent progressivement du terrain face aux téléchargements en ligne, aux abonnements et aux plateformes dématérialisées comme le PlayStation Store ou Steam. Ce changement s'inscrit dans une dynamique plus large, où l'accès instantané aux jeux prime sur la possession d'un objet tangible. Capcom, comme d'autres acteurs du secteur, s'adapte à cette nouvelle réalité économique et technologique.
Sony, l'un des géants du jeu vidéo avec sa console PlayStation, a annoncé qu'il mettrait fin à la production de disques physiques pour ses futures consoles à partir de janvier 2028. Cette décision marque un tournant dans l'histoire de l'industrie, où les supports physiques (DVD, Blu-ray, cartouches) ont longtemps été la norme. Le constructeur justifie ce choix par l'essor des jeux dématérialisés, plus simples à distribuer et moins coûteux à produire. Cependant, cette transition soulève des questions sur l'accessibilité des jeux pour les joueurs ne disposant pas d'une connexion internet stable ou préférant posséder une copie physique de leurs titres.
L'abandon progressif des supports physiques par des acteurs majeurs comme Sony ou Capcom pose plusieurs défis. D'abord, l'exclusivité du numérique pourrait exclure des publics moins connectés ou réticents à cette transition. Ensuite, la dépendance aux plateformes en ligne expose les joueurs à des risques comme la suppression de jeux (fermeture de serveurs, retraits de titres), la perte d'accès en cas de problème technique ou la surveillance accrue des données personnelles. Enfin, cette évolution interroge la durabilité des collections de jeux, autrefois préservées grâce à la possession physique, mais désormais soumises aux aléas des politiques commerciales des éditeurs ou des géants du numérique.

