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Des compagnies aériennes de l’Iran annulent des vols après les sanctions américaines

Le Devoir · mis à jour 23 sept.

Washington a placé tout le secteur aérien iranien sur liste noire dans le but de paralyser ses transporteurs..

Nouvelles sanctions américaines

Les États-Unis ont placé l’intégralité du secteur aérien iranien sur une liste noire le 23 septembre 2026. Cette décision, inédite, vise à paralyser les compagnies aériennes iraniennes en les empêchant d’opérer à l’international. Washington cherche ainsi à accentuer la pression économique sur l’Iran, déjà sous le coup de multiples sanctions depuis des années. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, notamment après des frappes israélo-américaines contre l’Iran en février 2026, qui avaient entraîné la fermeture temporaire de l’espace aérien iranien. Les sanctions américaines interdisent désormais aux entreprises étrangères de collaborer avec les compagnies aériennes iraniennes sous peine de représailles.

Annulations de vols immédiates

Dès l’entrée en vigueur des sanctions, plusieurs compagnies aériennes iraniennes ont dû annuler des vols internationaux. Mahan Air, l’une des deux principales compagnies du pays, a suspendu ses liaisons vers la Turquie, l’Irak, Oman, le Qatar, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. Une agence de voyages de Téhéran a confirmé que plus aucun billet n’était vendu pour ces destinations, par crainte d’annulations en cascade. Seuls quelques vols vers la Chine ont pu être maintenus, grâce à l’opposition de Pékin aux sanctions américaines. Ces annulations affectent principalement les liaisons avec les pays voisins de l’Iran, essentiels pour les déplacements des Iraniens, notamment pour des raisons religieuses ou commerciales.

Réactions internationales

Plusieurs pays ont réagi aux sanctions américaines en interdisant les vols iraniens sur leur territoire. La Géorgie a fermé son espace aérien aux avions iraniens dès le 22 septembre 2026, tandis qu’Oman a fait de même, bien que des négociations soient en cours pour trouver une issue. En Irak, l’aéroport de Bagdad est désormais fermé aux appareils iraniens, et les autorités semblent prêtes à se conformer aux exigences américaines. L’aviation civile iranienne envisage de rediriger certains vols vers Najaf, une ville irakienne sainte pour les pèlerins iraniens, afin de contourner ces restrictions. Ces décisions illustrent la pression croissante exercée sur l’Iran par la communauté internationale.

Conséquences pour l’Iran

L’Iran compte 27 compagnies aériennes, mais seules deux d’entre elles, Iran Air (compagnie nationale) et Mahan Air (privée), assurent des liaisons internationales régulières. Ces deux compagnies desservent principalement des pays limitrophes comme la Turquie, l’Irak ou l’Azerbaïdjan, ainsi que la Russie et la Chine. Les sanctions risquent de paralyser une grande partie de ces liaisons, privant les Iraniens de moyens de transport essentiels. Le secteur aérien iranien est déjà fragilisé par des années de sanctions, qui ont limité son accès aux pièces détachées et aux technologies étrangères. Les frappes de février 2026 avaient déjà provoqué une fermeture totale de l’espace aérien, montrant la vulnérabilité du pays face à ces mesures coercitives.

Ce que ça pourrait changer

Les sanctions américaines s’inscrivent dans un conflit plus large entre les États-Unis et l’Iran, marqué par des tensions militaires et économiques. En février 2026, des frappes israélo-américaines contre l’Iran avaient déclenché une guerre au Moyen-Orient, entraînant la fermeture temporaire de l’espace aérien iranien. L’Iran cherche depuis à négocier avec les États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique, mais les conditions posées par Téhéran restent inacceptables pour Washington. Ces nouvelles sanctions aériennes s’ajoutent à une série de mesures visant à isoler économiquement l’Iran, déjà sous le coup d’un embargo pétrolier et d’autres restrictions commerciales.

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