Auto : est-il vraiment interdit d’utiliser le GPS de son téléphone au volant en France ?
La réponse à cette question est moins simple que vous ne le pensez : dans certains cas, vous risquez une amende, alors que si vous respectez certaines règles, vous serez épargné..
En France, selon le Code de la route, utiliser un téléphone portable tenu en main au volant est strictement interdit. Cette règle s’applique même pour consulter ou manipuler l’appareil. Les sanctions encourues sont une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Ces mesures visent à limiter les distractions qui augmentent les risques d’accident. Le téléphone tenu en main inclut tous les usages : passer un appel, envoyer un message, ou même toucher l’écran pour lancer une application. L’objectif est de garantir que le conducteur garde les deux mains sur le volant et son attention sur la route. Cette interdiction s’applique à tous les conducteurs, quel que soit leur véhicule, et à tout moment, même à l’arrêt dans un embouteillage.
Utiliser un smartphone comme GPS est autorisé en France, mais sous des conditions précises. Le téléphone doit être fixé à un support, comme le tableau de bord ou le pare-brise, pour éviter toute manipulation en main. L’écran doit afficher uniquement un itinéraire en cours (via des applications comme Waze ou Google Maps) et être positionné dans le champ de vision naturel du conducteur, sans nécessiter de détourner le regard. L’article R412-6 du Code de la route précise que le conducteur doit pouvoir effectuer toutes les manœuvres sans obstruction de son champ visuel. Si ces règles sont respectées, l’utilisation du GPS ne constitue pas une infraction. En revanche, un smartphone allumé mais affichant autre chose qu’un itinéraire peut être sanctionné.
Pour utiliser un smartphone comme GPS sans risque, son placement doit respecter des critères stricts. Deux options sont autorisées : le fixer sur le tableau de bord, à hauteur des yeux, ou sur le pare-brise, dans le champ visuel du conducteur. L’écran doit être visible sans que le regard ne quitte la route trop longtemps. L’article R412-6-2 du Code de la route interdit tout appareil en fonctionnement doté d’un écran et ne servant pas à la navigation dans le champ de vision du conducteur. Un smartphone éteint ou affichant autre chose qu’un itinéraire en cours peut être considéré comme une distraction et entraîner une amende de 5e classe (jusqu’à 1 500 €), voire la confiscation de l’appareil. Ces règles visent à éviter les pertes d’attention dangereuses.
Si le smartphone ne peut pas être fixé correctement, il existe des alternatives pour utiliser un GPS sans enfreindre la loi. La solution la plus sûre consiste à connecter le téléphone à l’écran d’infotainment de la voiture via CarPlay (pour les iPhone) ou Android Auto (pour les smartphones Android). Ces systèmes intègrent l’application GPS directement à l’écran du véhicule, éliminant tout risque de distraction. Cependant, cette option dépend de la compatibilité du véhicule et n’est pas disponible sur toutes les voitures. Dans ce cas, l’utilisation du smartphone comme GPS est alors considérée comme une aide à la conduite, ce qui la rend légale sans restriction. Ces technologies sont conçues pour améliorer la sécurité en centralisant les commandes sur un écran dédié.
Même si un conducteur utilise son smartphone comme GPS en respectant les règles, des sanctions peuvent être appliquées en cas de non-conformité. Si l’écran affiche autre chose qu’un itinéraire en cours ou si le téléphone n’est pas correctement fixé, l’infraction peut être sanctionnée par une **amende de 5e classe** (jusqu’à 1 500 €). Dans les cas les plus graves, l’appareil peut être **saisi** et le conducteur risque un **retrait de points** sur son permis, même si l’écran était éteint au moment de l’interpellation. Ces mesures visent à dissuader les comportements à risque, car une mauvaise utilisation du GPS peut entraîner une **perte d’attention** et augmenter le danger sur la route. Les forces de l’ordre peuvent verbaliser même si le conducteur ne manipulait pas activement l’appareil.

