Le Canadien a un certain don pour se saboter
Une autre avance bousillée, qui cette fois s'est soldée par un revers de 4-3 en surtemps contre les Sharks..
Le Canadien de Montréal a concédé une défaite de 4-3 en prolongation face aux Sharks de San Jose, après avoir mené par deux buts en troisième période. C'est la troisième fois en quatre matchs que l'équipe gaspille une avance de deux buts, un schéma récurrent qui rappelle des défaites similaires en prolongation contre les Sabres de Buffalo il y a une semaine. Le match s'est terminé sur un revers qui a marqué les esprits, notamment parce que le Canadien dominait largement la rencontre pendant les deux premières périodes. La défaite est d'autant plus frustrante que l'équipe avait l'occasion de s'imposer clairement, mais a laissé filer son avantage dans les dernières minutes, permettant aux Sharks de revenir et de l'emporter en temps supplémentaire.
Trois erreurs individuelles en troisième période ont coûté la victoire au Canadien. Lane Hutson, un jeune défenseur prometteur, a tenté une manœuvre risquée en zone offensive sans filet de sûreté, ce qui a permis aux Sharks d'égaliser. Arber Xhekaj, surnommé le Shérif pour son jeu physique, a écopé d'une pénalité de deux minutes pour une mise en échec inutile sur Michael Kesselring, privant son équipe d'un joueur en infériorité numérique. Enfin, Jakub Dobes, le gardien remplaçant, a commis une faute évitable en prolongation en entravant Collin Graf devant son filet, offrant un but facile à Macklin Celebrini. Ces trois erreurs ont transformé une domination en défaite et soulèvent des questions sur la maturité de l'équipe.
Malgré la défaite, le premier trio du Canadien, composé de Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky et Cole Caufield, a brillé. Chaque joueur a marqué un but et enregistré une mention d'aide, avec Slafkovsky qui a réalisé un match exceptionnel, dominant physiquement et techniquement. Son but spectaculaire, où il a dribblé Darnell Nurse avant de marquer, a été salué comme l'un des plus beaux de la saison. Cependant, cette performance individuelle n'a pas suffi à sauver l'équipe, illustrant le contraste entre l'excellence de certains joueurs et les lacunes collectives qui coûtent cher en fin de match.
Martin St-Louis, l'entraîneur-chef, a critiqué les erreurs individuelles, notamment celle de Hutson, en rappelant que l'équipe devait être plus exigeante envers elle-même. Il a souligné que les joueurs avaient évoqué avant la saison l'importance de l'imputabilité, c'est-à-dire la responsabilité de chacun à corriger ses erreurs et celles de ses coéquipiers. Cette défaite pourrait servir de leçon collective, même si elle est douloureuse. St-Louis a aussi mentionné que ces difficultés précoces pourraient être bénéfiques à long terme, permettant à l'équipe de mûrir et de s'ajuster au fil de la saison. Cependant, le temps presse, car les erreurs répétées en fin de match nuisent au classement.
Lane Hutson, malgré son talent offensif, est pointé du doigt pour ses prises de risque inutiles. Bien qu'il soit considéré comme l'un des meilleurs créateurs de jeu de l'équipe, ses coéquipiers attendent qu'il réduise ses erreurs, surtout en position de force. Arber Xhekaj, quant à lui, avait montré des progrès en début de saison avec un jeu plus posé, mais son retour à des comportements impulsifs (pénalité, revirement) a coûté cher. Enfin, Jakub Dobes, le gardien remplaçant, a vu sa crédibilité ébranlée après une faute grossière en prolongation. Son manque de confiance pourrait être renforcé par cette défaite, alors qu'il cherchait à s'imposer comme le numéro un devant Jacob Fowler, qui avait commencé quatre des cinq derniers matchs.
Cette défaite a des répercussions immédiates sur le classement et la dynamique de l'équipe. Le Canadien, qui avait l'occasion de consolider sa position, voit ses espoirs de victoire s'éloigner à cause de ces erreurs évitables. L'équipe a congé le lendemain, ce qui lui permettra de digérer la défaite et de se recentrer. Cependant, la pression monte pour les joueurs, notamment pour Dobes et Xhekaj, qui devront faire amende honorable pour regagner la confiance de l'entraîneur et de leurs coéquipiers. La saison est encore longue, mais ces revers précoces obligent l'équipe à réagir rapidement pour éviter une spirale négative.

