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La fin du Royaume-Uni : Écosse, Irlande du Nord et Pays de Galles demandent à sortir de 300 ans d’union

Presse-Citron · mis à jour il y a 6 j

Les trois pays sont désormais dirigés par des indépendantistes. Ils souhaitent demander à Londres, dernier des quatre à souhaiter l’union, de pouvoir organiser un référendum pour mettre à terme à l’état souverain et sa monarchie constitutionnelle parlementaire..

Crise politique majeure

Le 14 septembre 2026, les Premiers ministres d’Écosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles se sont réunis à Cardiff pour une rencontre historique. Ces trois pays, dirigés par des gouvernements indépendantistes, ont demandé à Londres l’organisation d’un référendum pour quitter le Royaume-Uni. Seule l’Angleterre souhaite encore maintenir l’union actuelle. Les dirigeants ont exigé que Londres prépare les changements constitutionnels nécessaires à cette séparation, incluant une sortie de la monarchie britannique. Leur objectif affiché est de rejoindre l’Union européenne, en critiquant les conséquences économiques du Brexit, dont l’Écosse avait rejeté le principe à 62 % en 2016.

Contexte historique

Le Royaume-Uni tel qu’on le connaît aujourd’hui existe depuis 1927, après la création de l’État d’Irlande du Nord et la séparation de l’Irlande du Sud. Cependant, les racines de l’union remontent à 1536 avec l’annexion du Pays de Galles par l’Angleterre, suivie en 1707 par l’union entre l’Angleterre et l’Écosse pour former la Grande-Bretagne. L’Irlande du Nord a rejoint cette union en 1801. Cette structure politique a déjà connu des crises majeures, comme la perte de l’Irlande en 1922 ou la menace nazie en 1940. Le dernier référendum écossais sur l’indépendance, en 2014, avait abouti à un rejet de la séparation par 55,3 % des votants.

Conséquences politiques

Si l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles deviennent indépendants, ils formeront trois nouveaux États souverains, distincts du Royaume-Uni. Chaque pays dispose déjà de son propre parlement et gouvernement local, mais leur représentation internationale reste gérée par Londres. Une séparation effective permettrait à l’Irlande du Nord de rejoindre automatiquement l’Union européenne en s’unifiant avec l’Irlande du Sud, un scénario soutenu par des figures comme Donald Trump, qui a qualifié cette éventualité de « fantastique » lors d’une visite en Irlande le 12 septembre 2026. Cependant, le Premier ministre irlandais a appelé à la prudence, soulignant que cette décision relève des citoyens concernés.

Enjeux économiques

Les dirigeants indépendantistes justifient leur demande par les « dégâts » économiques causés par le Brexit, dont l’Écosse avait massivement rejeté l’adhésion en 2016. Une sortie du Royaume-Uni et une réintégration dans l’Union européenne pourraient leur permettre de bénéficier à nouveau des avantages du marché unique européen. Actuellement, en tant que parties du Royaume-Uni, ces pays ne peuvent pas négocier directement des traités commerciaux avec l’UE. Leur indépendance ouvrirait la voie à une autonomie économique accrue, mais nécessiterait des négociations complexes sur les frontières, les dettes et les relations avec Londres.

Ce que ça pourrait changer

La proposition des trois pays a suscité des réactions variées à l’international. Donald Trump, lors de sa visite en Irlande, a exprimé son soutien à une Irlande unifiée, qualifiant cette perspective d’« inévitable » et de « très bonne chose ». Cependant, le Premier ministre irlandais a tempéré ces propos en rappelant que la décision finale appartient aux populations concernées. Aucun autre pays ou organisation internationale n’a encore officiellement réagi à cette annonce, mais la question pourrait relancer des débats sur la souveraineté et l’autodétermination en Europe.

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