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Généraliste

Le secteur santé et assistance sociale représente le cinquième des postes vacants

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

La Capitale-Nationale, la Montérégie et Montréal comptent pour la moitié de l'ensemble des postes vacants..

Santé en tête des postes vacants

Au deuxième trimestre de 2026, le secteur de la santé et de l’assistance sociale au Québec représentait plus d’un cinquième des postes vacants, soit 26 900 emplois non pourvus. Ce chiffre illustre une pénurie persistante dans ce domaine, qui inclut des métiers comme infirmière autorisée, aide-infirmière ou préposé aux bénéficiaires. Ces professions sont essentielles pour le fonctionnement des hôpitaux, des centres d’hébergement et des services sociaux, mais peinent à attirer suffisamment de candidats. La situation reflète un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande de main-d’œuvre qualifiée dans ce secteur, souvent lié à des conditions de travail exigeantes ou à des salaires jugés insuffisants par rapport aux responsabilités.

Nombre total de postes vacants

Pour l’ensemble du Québec, l’Institut de la statistique du Québec a recensé 123 700 postes vacants au deuxième trimestre de 2026. Ce nombre est stable par rapport au même trimestre de l’année précédente, où 123 800 postes étaient non pourvus. Cette stabilité suggère que la situation n’évolue pas rapidement, malgré les efforts des autorités pour attirer de nouveaux travailleurs. Les postes vacants concernent tous les secteurs d’activité, mais certains, comme la santé ou la fabrication, sont plus touchés que d’autres. Cette donnée permet de mesurer l’ampleur des besoins en recrutement dans l’économie québécoise.

Secteurs les plus touchés

Quatre secteurs d’activité concentrent à eux seuls 55 % des postes vacants au Québec. Outre la santé et l’assistance sociale, qui représentent plus de 20 % des emplois non pourvus, les autres secteurs les plus concernés sont la fabrication (14 900 postes vacants), le commerce de détail (13 200 postes vacants) et les services d’hébergement et de restauration (12 700 postes vacants). Ces chiffres montrent que la pénurie de main-d’œuvre touche des domaines variés, allant de l’industrie aux services, en passant par les métiers de bouche. Chaque secteur fait face à des défis spécifiques, comme des conditions de travail difficiles ou des compétences rares sur le marché.

Ce que ça pourrait changer

La répartition des postes vacants n’est pas uniforme dans toutes les régions du Québec. Plus de la moitié des emplois non pourvus (54 400 postes) se concentrent dans trois régions : Montréal (33 500 postes), la Montérégie (19 100 postes) et la Capitale-Nationale (11 800 postes). Ces zones, qui regroupent les principales métropoles et villes importantes, subissent une pression accrue sur leur marché du travail. À l’inverse, la plupart des autres régions du Québec ne voient pas de variation significative du nombre de postes vacants entre 2025 et 2026, selon l’Institut de la statistique. Cette disparité reflète les différences de dynamisme économique et démographique entre les territoires.

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