Un Starlink chinois pour la Russie ? Zelensky demande aux États-Unis d’aider l’Ukraine à « contrôler le ciel »
Volodymyr Zelensky a accusé la Chine, ce jeudi 8 octobre, de mettre au point une alternative à Starlink pour la transmettre à la Russie. Le président ukrainien s'en sert pour réclamer l'aide des États-Unis dans le ciel..
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Chine de développer une alternative à Starlink pour la transmettre à la Russie. Starlink est un réseau de satellites créé par l’entreprise américaine SpaceX, conçu pour fournir une connexion internet haut débit depuis l’espace, même dans des zones reculées. Ce système est crucial pour les communications militaires modernes, car il permet de contrôler des drones, de coordonner des troupes ou de transmettre des données en temps réel. Zelensky craint que cette technologie chinoise, si elle est livrée à la Russie, ne réduise l’avantage stratégique de l’Ukraine, qui s’appuie déjà sur Starlink pour ses opérations. Il a appelé les États-Unis à soutenir l’Ukraine pour « contrôler le ciel » et éviter cette menace. Selon lui, cette aide serait peu coûteuse pour Washington et pourrait inciter la Russie à négocier.
Depuis l’invasion russe en 2022, l’Ukraine utilise les terminaux Starlink pour maintenir ses communications militaires, malgré une infériorité numérique face à la Russie. Ce réseau permet à l’armée ukrainienne de piloter des drones, de coordonner des contre-offensives et de résister aux cyberattaques. La Russie a tenté d’exploiter Starlink pour ses propres drones, mais SpaceX a durci les conditions d’accès en 2026, en instaurant un système de liste blanche pour filtrer les utilisateurs. Malgré cela, des révélations ont montré que des terminaux Starlink étaient parfois récupérés par l’armée russe. L’Ukraine, de son côté, détruit les systèmes russes de brouillage de Starlink et mène des opérations de sabotage, comme l’incendie d’une station au sol en Pologne, suspecté d’être l’œuvre de la Russie.
La Russie développe son propre réseau satellitaire, Rassvet (« aube » en russe), conçu comme une copie de Starlink. Ce projet est porté par l’entreprise russe Bureau 1440, qui a lancé 32 satellites entre mars et juillet 2026. Cependant, ce réseau reste embryonnaire : certains satellites ont déjà été perdus en retombant dans l’atmosphère, et le service commercial, initialement prévu pour 2027, a été reporté. Rassvet vise à dépasser 250 satellites pour offrir une couverture complète, mais son déploiement est lent et rencontre des difficultés techniques. Zelensky a affirmé que la Chine aidait la Russie sur ce projet, une allégation qui n’a pas été confirmée publiquement par les États-Unis ou SpaceX.
Face à la menace d’un Starlink chinois ou russe, Zelensky a appelé les États-Unis à aider l’Ukraine à « dominer le ciel ». Il estime que cette assistance serait peu coûteuse pour Washington et pourrait forcer la Russie à négocier. Selon lui, une aide américaine permettrait à l’Ukraine de maintenir son avantage technologique, évitant ainsi une escalade du conflit. Les Européens travaillent également sur des alternatives, mais leurs projets ne sont pas encore assez avancés pour répondre aux besoins immédiats de Kiev. Zelensky a souligné que ces réseaux européens, bien que prometteurs, ne seront pas opérationnels à court terme, ce qui rend l’aide américaine d’autant plus cruciale.
L’Ukraine et la Russie s’affrontent depuis plus de quatre ans, avec des enjeux technologiques majeurs. *Starlink* est devenu un symbole de la guerre moderne, où la maîtrise des communications par satellite peut décider de l’issue des combats. La Chine, souvent perçue comme un soutien de la Russie, est désormais suspectée de vouloir lui fournir une alternative à *Starlink*. Cette situation pousse l’Ukraine à chercher des alliés, notamment les États-Unis, pour préserver son avantage. Les tensions entre les grandes puissances s’étendent ainsi au domaine spatial, où la technologie devient un enjeu stratégique autant que militaire.

