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Généraliste

Minoritaire

Le Devoir · mis à jour 3 oct.

Toujours prompt à rendre service, je vous soumets quelques pistes pour débroussailler ce terrain, au cas où..

Contexte politique

L’article aborde la situation politique du Parti québécois (PQ) au Québec, un parti indépendantiste qui attire régulièrement des électeurs mais dont l’électorat limite souvent son pouvoir en lui refusant une majorité claire. Cette dynamique, qualifiée de malédiction, crée une frustration chez les militants du PQ, car leurs dirigeants élus doivent gouverner une province plutôt que de réaliser l’indépendance. L’auteur, Jean-François Lisée, ancien chef du PQ, s’adresse à un futur premier ministre potentiel, St-Pierre Plamondon, en supposant qu’il pourrait être élu avec une minorité de sièges aux prochaines élections. Il souligne que cette situation, bien que difficile, n’est pas inédite dans l’histoire du PQ, qui a déjà gouverné le Québec avec des majorités réduites ou en minorité.

Partis en présence

En cas de gouvernement minoritaire, le futur premier ministre devra composer avec trois groupes politiques principaux : les libéraux (Parti libéral du Québec), les conservateurs (Parti conservateur du Québec) et Québec solidaire (QS). Les caquistes (Coalition avenir Québec) pourraient aussi jouer un rôle si leur nombre de sièges est très faible, voire réduit à un seul député comme évoqué pour Bernard Drainville. L’auteur estime que les caquistes ne seront probablement pas décisifs, sauf dans un scénario où le gouvernement serait à une voix près de la majorité. Il suggère que le futur premier ministre devra négocier ponctuellement avec QS ou les conservateurs pour obtenir une majorité sur des dossiers spécifiques, comme la réforme de l’éducation ou du système de santé.

Réforme de l'éducation

L’auteur propose une réforme majeure du système éducatif québécois, incluant l’intégration partielle du privé dans un réseau commun, sur le modèle de École ensemble. Cette réforme nécessiterait une mise en œuvre rapide, avec des états généraux dès janvier, un projet de loi adopté avant juin 2025, et une application pour la rentrée scolaire 2028. Il souligne que cette réforme doit être menée avec détermination, comme pendant la Révolution tranquille des années 1960, une période de profondes transformations sociales et éducatives au Québec. Pour y parvenir, le futur gouvernement devrait s’appuyer sur QS, car les libéraux et les conservateurs défendent le financement public de l’éducation privée, une position incompatible avec la réforme proposée.

Scrutin proportionnel

L’auteur critique le scrutin proportionnel comme solution pour le Québec, car il risquerait de doubler la taille des circonscriptions électorales, ce qui est jugé invivable et inapplicable dans une province aussi étendue et peu densément peuplée. Il propose plutôt le scrutin préférentiel, où chaque électeur classe les candidats par ordre de préférence. Ce système garantirait qu’un député est soutenu par au moins 50 % des électeurs de sa circonscription, renforçant ainsi la légitimité des élus. Il suggère aussi de répartir les budgets et les droits de parole à l’Assemblée nationale en fonction des suffrages obtenus, et non du nombre de sièges, et d’accorder un siège automatique à tout parti obtenant plus de 10 % des voix mais aucune circonscription, comme ce fut le cas pour le Parti conservateur du Québec en 2022.

Budget et santé

Pour le budget, l’auteur estime qu’aucun parti d’opposition ne soutiendra les choix du gouvernement, jugés soit trop sévères soit insuffisamment rigoureux. Il propose d’intégrer des propositions fiscales de QS pour obtenir son appui et des revenus supplémentaires, tout en cherchant à améliorer l’efficacité des dépenses publiques. Pour la santé, il suggère de négocier avec les libéraux et QS pour décentraliser le système et renforcer la première ligne, en s’inspirant de modèles comme ceux de l’Alberta ou de la Nouvelle-Zélande. Il exclut cependant une collaboration avec les conservateurs, car leur appui impliquerait une privatisation accrue du système de santé.

Ce que ça pourrait changer

L’auteur aborde la question de la monarchie au Québec, suggérant de ne pas modifier le rôle de la *lieutenante-gouverneure* par une loi, car cela effacerait symboliquement le caractère monarchique que le gouvernement indépendantiste souhaite combattre. Il propose plutôt de faire voter une motion pour choisir un candidat québécois à ce poste, comme Gilles Duceppe, un ancien parlementaire apprécié à Ottawa, afin de mettre en lumière le désaccord avec le régime monarchique. Concernant le référendum sur la souveraineté, il estime que tant que l’appui reste en dessous de 40 %, aucun parti ne viendra en aide au gouvernement. Au-delà de ce seuil, les négociations avec QS pourraient être bloquées par l’intransigeance de ses militants, tandis que les conservateurs pourraient exiger un référendum sur des pouvoirs accrus pour le Québec plutôt que sur la souveraineté.

Sujets complémentaires

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