Aux États-Unis, une enquêtrice de police est accusée d'avoir suivi illégalement la plaque d'immatriculation de son ex à 3 000 reprises
Pendant des mois, une enquêtrice américaine aurait demandé à un réseau de caméras où se trouvait la voiture de son ex-compagne. Quatre autres proches figuraient dans ses requêtes, toutes déguisées en actes d'enquête..
Une enquêtrice de police aux États-Unis, dont l'identité n'est pas révélée, est accusée d'avoir utilisé illégalement un outil de surveillance pour suivre la plaque d'immatriculation de son ex-compagnon à environ 3 000 reprises. Cette affaire a été rendue publique en septembre 2026 par le média Science et Vie. L'enquêtrice, qui travaillait dans une unité spécialisée dans les enquêtes criminelles, aurait accédé à des données sensibles via un système de lecture automatique de plaques d'immatriculation (LAP), normalement réservé aux besoins professionnels. Ce type de dispositif permet de géolocaliser un véhicule en temps réel ou de retracer ses déplacements passés en croisant les données de caméras et de bases de données administratives. Aux États-Unis, l'accès à ces outils est strictement encadré par des lois fédérales et locales pour protéger la vie privée des citoyens.
L'enquêtrice aurait utilisé le système de lecture automatique de plaques d'immatriculation (ALPR pour Automatic License Plate Reader en anglais) à des fins personnelles, ce qui constitue une violation grave des règles déontologiques et légales. Les ALPR sont des caméras fixes ou mobiles capables de capturer et d'enregistrer les plaques d'immatriculation des véhicules en circulation, puis de les comparer avec des bases de données policières ou administratives. Aux États-Unis, ces outils sont principalement utilisés pour lutter contre le crime organisé, les trafics ou les infractions routières. Dans ce cas précis, l'enquêtrice aurait effectué ces recherches sur une période prolongée, ce qui suggère une utilisation systématique et non ponctuelle, ce qui aggrave la gravité des faits.
Les faits reprochés à l'enquêtrice pourraient entraîner des sanctions disciplinaires internes au sein de son service, voire une inculpation pénale pour abus de pouvoir ou violation de la vie privée. Aux États-Unis, les lois sur la protection des données, comme le Driver’s Privacy Protection Act (DPPA), interdisent strictement l'utilisation des données de plaques d'immatriculation à des fins non professionnelles. Une violation de cette loi peut être passible d'amendes importantes, voire de peines de prison. L'affaire soulève également des questions sur les contrôles internes au sein des forces de l'ordre pour prévenir ce type d'abus, alors que les outils de surveillance automatisée se généralisent.
Cette affaire risque d'éroder la confiance des citoyens envers les forces de police, surtout dans un contexte où les outils de surveillance automatisée, comme les *ALPR*, sont de plus en plus utilisés. Aux États-Unis, ces dispositifs sont déjà critiqués pour leur potentiel intrusif et leur manque de transparence. Une utilisation abusive par un agent de l'ordre, même isolée, peut alimenter les craintes d'une surveillance généralisée et non régulée. Cette situation rappelle l'importance de former les agents à l'éthique professionnelle et de mettre en place des mécanismes de contrôle indépendants pour garantir le respect des libertés individuelles.

