Nétanyahou dit que «renverser» le pouvoir iranien est la seule option pour supprimer la menace
Le chef de l’opposition l’a accusé de «transformer la sécurité d’Israël en cirque électoral»..
Lors d’un discours à Dimona le 21 octobre 2026, Benjamin Nétanyahou, alors premier ministre israélien en campagne pour les élections du 27 octobre, a affirmé que le seul moyen d’éliminer la menace iranienne était de renverser le régime de Téhéran. Il a précisé avoir donné cette instruction à l’armée israélienne, au Mossad (le service de renseignement extérieur d’Israël) et aux autres services de sécurité. Nétanyahou accuse l’Iran depuis des années de vouloir se doter de l’arme nucléaire, une menace qu’il juge persistante. Il a également évoqué Mojtaba Khamenei, actuel guide suprême iranien, en le comparant à son père, l’ancien guide suprême Khomeini, tué au premier jour d’une guerre. Selon Nétanyahou, l’Iran serait en train de relancer le développement d’armes nucléaires, malgré sa prétendue faiblesse actuelle. Il a ajouté que cette faiblesse pourrait pousser Téhéran à adopter des mesures extrêmes, y compris une attaque contre Israël.
Yaïr Lapid, chef de l’opposition centriste en Israël et rival électoral de Nétanyahou, a critiqué ces déclarations en les qualifiant de cirque électoral. Il a estimé que Nétanyahou transformait ainsi la sécurité d’Israël en enjeu de campagne politique. Lapid fait partie du bloc d’opposition dirigé par Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne. Il a également réagi aux propos de Nétanyahou sur l’Iran en les jugeant irresponsables, sans préciser davantage. Ces tensions surviennent dans un contexte électoral tendu, où la sécurité nationale est un sujet central de débat.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré lors d’une cérémonie militaire que si l’Iran attaquait Israël, ce dernier riposterait de manière dévastatrice en affirmant que l’Iran brûlerait. Ces propos s’inscrivent dans une rhétorique de dissuasion face à la menace iranienne. Par ailleurs, des médias américains comme Axios ont rapporté, sous couvert d’anonymat, que des avions de combat israéliens avaient survolé l’espace aérien iranien le 20 octobre 2026. Israël accuse Téhéran de préparer une provocation à l’approche des élections israéliennes du 27 octobre. Ces tensions surviennent alors que les États-Unis, alliés d’Israël, semblent hésiter à s’engager dans une nouvelle confrontation militaire avec l’Iran.
Les relations entre Nétanyahou et le président américain Donald Trump ont été mises en lumière lors de la campagne électorale israélienne. Nétanyahou a remercié Trump pour son soutien en vue des législatives israéliennes, lors d’un entretien téléphonique rendu public. Il a déclaré à Trump : *« Donald, nous avons une mission à terminer »*, faisant référence à sa promesse électorale d’éliminer la menace iranienne. Cependant, Trump aurait bloqué un projet de frappes israéliennes contre l’Iran début octobre 2026, selon le *Financial Times*. Le président américain a indiqué publiquement qu’il ne souhaitait pas relancer les hostilités contre Téhéran avant les élections législatives américaines de mi-mandat du 3 novembre 2026, en raison de l’impopularité d’un tel conflit auprès de l’opinion publique américaine, notamment en raison de son impact sur le prix du pétrole.

