C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, en lice pour le prix de la Porte Dorée
Cependant, le roman n’a pas été retenu sur les deuxièmes listes des prix Fémina et Décembre..
Le roman C’était ça ou mourir, écrit par l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, fait partie de la sélection officielle du Prix littéraire de la Porte Dorée 2026. Ce prix récompense chaque année une œuvre de fiction ou un récit qui aborde des thèmes comme l’exil, l’immigration, l’identité plurielle ou les parcours migratoires. Créé en 2010, il est doté d’une récompense de 4 000 euros, soit environ 6 390 dollars canadiens. Le jury, présidé par la romancière française Alice Zeniter, annoncera le lauréat le 25 novembre 2026. Ce prix est décerné au Palais de la Porte Dorée, un monument parisien de style Art déco qui abrite notamment le Musée de l’histoire de l’immigration à Paris.
Le roman C’était ça ou mourir est en compétition avec cinq autres ouvrages pour le Prix de la Porte Dorée. Parmi eux figurent La classe et la fonction de Mariana Alves, La part absente de Rachida Brakni, Très brève théorie de l’enfer de Jérôme Ferrari, Loin du Mékong de Louis Raymond et Issa, de Mirrianne Mahn, traduit de l’allemand par Rose Labourie. Ces titres ont été sélectionnés pour leur capacité à explorer des questions liées aux migrations, aux identités ou aux parcours de vie, thèmes centraux du prix.
Malgré sa présence dans les premières sélections des prix Goncourt, Fémina et Décembre, le roman C’était ça ou mourir n’a pas été retenu dans les listes finales de ces trois prestigieux prix littéraires français. Pour le prix Fémina, dont le jury est exclusivement féminin, les finalistes incluent La solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel et Vivre sans bonheur et n’en point dépérir de Véronique Ovaldé. Du côté du prix Décembre, les finalistes sont Nous aussi d’Anne Godard, Tuer le vieux de Daria Marx et Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? de Lucie Rico.
Thélyson Orélien, auteur de C’était ça ou mourir, est un écrivain issu de la diaspora haïtienne vivant au Canada. Son roman, publié en août 2026 aux éditions Grasset en France, aborde des questions liées à l’identité, à la migration et aux défis rencontrés par les personnes issues de l’immigration. Orélien a été l’objet de controverses concernant des allégations d’utilisation de l’intelligence artificielle et de plagiat dans la rédaction de son livre. L’auteur a nié ces accusations. Ces débats ont marqué sa trajectoire littéraire récente, sans pour autant l’empêcher d’être sélectionné pour des prix majeurs.
Le Prix de la Porte Dorée, avec sa dotation de 4 000 euros, représente une reconnaissance significative pour les auteurs dont les œuvres explorent les thèmes de l’immigration et de l’exil. Pour Thélyson Orélien, cette sélection intervient dans un contexte où son livre suscite à la fois un intérêt critique et des polémiques. Le prix met en lumière des récits qui donnent la parole à des expériences souvent marginalisées, tout en offrant une visibilité accrue à leurs auteurs. Le verdict final sera rendu le 25 novembre 2026.

