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Géopolitique

Face à Macron, Léon XIV ne recule pas sur l’aide à mourir et “fixe ses lignes rouges”

Courrier International · mis à jour 28 sept.

Pour le souverain pontife, le voyage en France a été aussi l’occasion de réaffirmer sa ferme opposition à la loi sur l’aide à mourir. Léon XIV n’a pas hésité à critiquer le texte devant Emmanuel Macron.

Visite du pape en France

En septembre 2026, le pape Léon XIV, chef de l'Église catholique, effectue une visite officielle en France. Cette visite est marquée par des échanges tendus avec le président français Emmanuel Macron, notamment sur des sujets de société comme la laïcité et l'aide à mourir. Plusieurs médias internationaux, dont Il Foglio en Italie, soulignent que cette rencontre n'a pas été marquée par une harmonie particulière, contrairement à ce que certains titres français ont pu suggérer. Le pape utilise cette visite pour réaffirmer ses positions sur des questions éthiques et religieuses, ce qui contraste avec les orientations politiques et sociétales du gouvernement français.

Critique de la laïcité française

Lors de son discours à l'Élysée devant Emmanuel Macron, le pape Léon XIV aborde la question de la laïcité en France. Il critique une interprétation qu'il juge trop restrictive de ce principe, affirmant qu'une juste laïcité ne doit pas exclure la religion de l'espace public. En France, la laïcité est un principe constitutionnel qui garantit la neutralité de l'État vis-à-vis des religions, tout en protégeant la liberté de culte. Le pape propose une vision plus ouverte, où la religion pourrait jouer un rôle dans le débat public. Cette position a été relayée par des médias comme Il Foglio, qui y voient une remise en cause implicite des valeurs républicaines françaises.

Position sur la GPA

Le pape Léon XIV profite de sa visite en France pour dénoncer la gestation pour autrui (GPA), une pratique interdite en France. La GPA consiste pour une femme à porter un enfant pour le compte d'un couple ou d'une personne qui ne peut pas avoir d'enfant. Le pape la qualifie de marchandisation de la vie humaine et s'oppose à toute forme de légalisation de cette pratique. Cette prise de position s'inscrit dans la doctrine catholique, qui considère que la procréation doit rester naturelle et non commerciale. En France, la GPA reste un sujet de débat politique et social, avec des positions divisées entre partisans des droits des femmes et défenseurs de l'ordre moral.

Opposition à l'aide à mourir

Le pape Léon XIV s'oppose fermement à la loi française sur l'aide à mourir, adoptée récemment. Cette loi autorise l'euthanasie ou le suicide assisté sous certaines conditions, notamment pour les personnes atteintes de maladies incurables et souffrant de douleurs insupportables. Le pape utilise l'expression offre d'une mort programmée pour dénoncer cette loi, qu'il considère comme une atteinte à la valeur sacrée de la vie humaine. En France, ce sujet divise profondément l'opinion publique et les responsables politiques, avec des débats intenses sur la dignité humaine et le rôle de l'État dans la fin de vie. Les mouvements pro-vie, qui militent contre l'euthanasie, attendaient avec impatience la prise de position du pape sur ce dossier.

Ce que ça pourrait changer

La rencontre entre le pape Léon XIV et Emmanuel Macron a suscité des réactions contrastées dans la presse internationale. Le média italien *Il Foglio* qualifie cette visite de *début d'une attaque contre la sacro-sainte laïcité française*, soulignant le contraste entre les positions du pape et celles du gouvernement français. D'autres médias internationaux ont également relevé les tensions autour de sujets comme l'aide à mourir et la GPA. Ces échanges ont mis en lumière les différences entre la vision catholique, fondée sur des principes moraux et religieux, et les orientations politiques et sociétales de la France, qui privilégie souvent une approche laïque et progressiste sur ces questions.

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