NapseflowNapseflow
Tech

Il vend son compte Dofus pour aider à financer sa boulangerie : que prévoient les règles d’Ankama ?

Numerama · mis à jour il y a 12 j

Après vingt ans de jeu, Florent a vendu son compte Dofus pour compléter l’apport nécessaire à l’ouverture de sa boulangerie, rapporte la RTBF. Son histoire met en lumière un marché parallèle où comptes, kamas et services s’échangent contre de l’argent réel, malgré l’interdiction d’Ankama, le studio derrière le MMORPG..

Florent et son compte Dofus

Florent, un joueur belge, a vendu son compte Dofus après vingt ans de jeu pour financer l’ouverture de sa boulangerie à Montigny-le-Tilleul, en Belgique. Ce compte, très développé avec huit personnages de niveau 200 et des millions de kamas (la monnaie du jeu), lui a permis de compléter son apport personnel pour obtenir un prêt bancaire. Florent n’est pas le seul à utiliser cette méthode : le marché parallèle autour de Dofus permet d’échanger comptes, kamas ou services contre de l’argent réel, malgré l’interdiction d’Ankama, l’éditeur du jeu. Cette histoire illustre le lien entre l’économie virtuelle et le monde réel, bien que la vente d’un compte soit formellement interdite par les conditions d’utilisation du jeu.

Qu’est-ce que Dofus ?

Dofus est un MMORPG (Massively Multiplayer Online Role-Playing Game), un jeu en ligne où des milliers de joueurs interagissent dans un même univers. Dans ce jeu, les joueurs incarnent des personnages, appelés classes, qu’ils font progresser en accomplissant des quêtes, en combattant des monstres ou en récoltant des ressources. Les kamas sont la monnaie virtuelle utilisée pour acheter des équipements ou des services. Un compte bien garni, comme celui de Florent, peut valoir plusieurs milliers d’euros sur le marché parallèle, car il évite aux acheteurs de passer des centaines d’heures à développer leur personnage. Le jeu existe depuis 2004 et a connu plusieurs mises à jour majeures, dont la version 2.0 en 2009.

Le marché parallèle des comptes

Autour de Dofus, comme autour d’autres jeux en ligne (World of Warcraft, Final Fantasy XIV, etc.), existe un marché parallèle où les joueurs échangent des comptes, des kamas ou des services contre de l’argent réel. Ce phénomène, appelé real-money trading (RMT), peut prendre plusieurs formes : vente de comptes déjà développés, achat de kamas via des intermédiaires, ou même gold farming, une pratique où des bots ou des joueurs professionnels récoltent massivement des ressources pour les revendre. Ces échanges sont interdits par Ankama, car ils perturbent l’équilibre économique du jeu et favorisent les fraudes. En 2024, Ankama a renforcé ses mesures contre ces pratiques, notamment en modifiant la Bourse aux Kamas pour limiter l’impact des bots.

Les règles d’Ankama

Ankama interdit formellement la vente, l’achat, le prêt ou le don de comptes Dofus dans ses conditions d’utilisation. Un compte vendu peut être suspendu ou banni, sans possibilité de récupération des objets ou des kamas. Ces règles visent à protéger les joueurs contre les arnaques, comme les comptes jamais livrés ou les paiements non effectués. Ankama applique aussi des sanctions financières : les kamas acquis illégalement peuvent être bloqués et transformés en une « dette de kamas », limitant l’accès à certaines fonctionnalités du jeu jusqu’au remboursement. En 2026, Ankama a également mis en place des mesures pour empêcher les bots de financer leurs abonnements avec des richesses virtuelles obtenues automatiquement.

Conséquences juridiques

Bien que la vente d’un compte Dofus soit interdite par Ankama, cette pratique ne constitue pas automatiquement une infraction pénale. Sa qualification juridique dépend des circonstances, notamment de l’existence d’une fraude. Par exemple, si un joueur vend un compte qu’il ne possède pas ou utilise des kamas obtenus illégalement, cela peut relever de l’escroquerie. Ankama ne protège ni les acheteurs ni les vendeurs sur ces marchés parallèles, laissant les transactions sans recours en cas de problème. Florent, lui, n’a pas subi de sanction, mais son histoire rappelle les risques associés à ces pratiques, tant sur le plan technique que légal.

Ce que ça pourrait changer

Grâce à la vente de son compte *Dofus*, Florent a pu financer une partie de l’apport nécessaire à l’ouverture de sa boulangerie-pâtisserie, qui a célébré sa première année en 2026. Aujourd’hui, il continue de jouer à *Dofus* de manière occasionnelle, notamment via la version tactile du jeu sur sa tablette. Son parcours montre comment une passion pour un jeu en ligne peut avoir un impact concret dans la vie réelle, même si cette pratique reste risquée et officiellement interdite. Florent n’est pas le seul à avoir tiré profit de son expérience de jeu : de nombreux joueurs utilisent les compétences acquises dans *Dofus* pour des métiers réels, comme la gestion d’équipe ou la stratégie économique.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.