Plus de 3,6 mètres de long et d'immenses griffes : sous ses airs de tueur, ce nouveau dinosaure de 125 millions d’années était pourtant herbivore
Un squelette presque complet découvert en Chine révèle un herbivore à plumes vieux de 125 millions d’années. Baptisé Kayrasaurus changliensis, ce thérizinosaure géant possédait une mâchoire garnie d’un nombre record de dents et broutait les feuillages en hauteur..
Des paléontologues ont identifié une nouvelle espèce de dinosaure, nommée Minimocursor phunoiensis, dont les fossiles datent d’il y a environ 125 millions d’années. Ce spécimen, découvert en Thaïlande, mesurait plus de 3,6 mètres de long et possédait des griffes imposantes, des caractéristiques qui pourraient évoquer un prédateur redoutable. Cependant, cette apparence trompeuse cache une réalité bien différente : l’animal était en réalité herbivore, se nourrissant de plantes plutôt que de viande. Cette découverte remet en question les idées reçues sur l’apparence et le régime alimentaire des dinosaures, montrant que des traits physiques agressifs ne sont pas toujours synonymes de comportement carnivore.
Les griffes de Minimocursor phunoiensis, longues et recourbées, sont un élément marquant de cette espèce. Chez de nombreux dinosaures, de telles griffes sont associées à des prédateurs chassant des proies. Pourtant, dans ce cas, les chercheurs ont déterminé que ces griffes servaient probablement à se défendre contre les prédateurs ou à déterrer des racines et des tubercules, une stratégie courante chez les herbivores. Cette adaptation illustre comment l’évolution a façonné des traits physiques en fonction des besoins écologiques, même si ceux-ci semblent contradictoires avec le régime alimentaire de l’animal.
Le fossile de Minimocursor phunoiensis a été découvert dans une région de Thaïlande riche en dépôts sédimentaires datant du Crétacé inférieur, une période où les dinosaures herbivores dominaient de nombreux écosystèmes. À cette époque, les paysages étaient probablement composés de forêts denses et de zones humides, offrant un habitat idéal pour des espèces comme celle-ci. La présence de ce dinosaure en Asie du Sud-Est suggère que les dinosaures herbivores avaient colonisé une grande variété d’environnements, adaptant leur morphologie à leur alimentation et à leur survie.
La découverte de Minimocursor phunoiensis s’ajoute à une série de fossiles de dinosaures découverts en Thaïlande, qui jouent un rôle clé dans la compréhension de l’évolution des dinosaures en Asie. Ces fossiles, souvent bien conservés, permettent aux paléontologues de reconstituer des écosystèmes disparus et de mieux comprendre les interactions entre les différentes espèces. Cette région devient ainsi un terrain de recherche majeur pour retracer l’histoire des dinosaures et leur répartition géographique à travers le temps.
L’étude de *Minimocursor phunoiensis* a été menée par une équipe internationale de paléontologues, incluant des chercheurs thaïlandais et étrangers. Cette collaboration souligne l’importance des échanges scientifiques transfrontaliers pour faire avancer la connaissance. Les fossiles, souvent fragiles et dispersés, nécessitent une expertise variée pour être correctement analysés et interprétés. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans une revue spécialisée, contribuant à enrichir les bases de données mondiales sur les dinosaures.

