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Géopolitique

“Feu vert à l’amnistie totale” : Carles Puigdemont sur la voie d’un retour en Catalogne

Courrier International · mis à jour il y a 29 j

La justice espagnole a levé les mandats d’arrêt émis contre l’ancien président de la région de Catalogne et plusieurs figures du mouvement indépendantiste catalan, mardi 6 octobre. Une décision accueillie avec joie et soulagement par le journal barcelonais “Ara”..

Amnistie des dirigeants catalans

Le 6 octobre 2026, la justice espagnole a annoncé une amnistie totale pour les dirigeants indépendantistes catalans condamnés en 2017. Cette décision concerne notamment Carles Puigdemont, ancien président de la Catalogne, exilé en Belgique depuis neuf ans. L’amnistie signifie que les poursuites judiciaires contre ces personnes sont abandonnées, ce qui leur permet de revenir en Espagne sans risque d’arrestation. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une loi controversée adoptée au printemps 2024 par le gouvernement espagnol, dirigée par le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez. Le texte avait été bloqué temporairement pour Puigdemont, mais la justice européenne et le Tribunal constitutionnel espagnol ont finalement validé son application en juillet 2026, permettant ainsi la levée des mandats d’arrêt à son encontre.

Retour possible de Puigdemont

Carles Puigdemont, figure centrale du mouvement indépendantiste catalan, pourrait désormais rentrer en Catalogne après neuf ans d’exil en Belgique, avec quelques passages en France. Son retour devient possible grâce à l’amnistie, qui efface les condamnations liées à la tentative d’indépendance de la Catalogne en 2017. Puigdemont reste une personnalité influente en Espagne : lors des élections législatives de 2023, ses sept députés du parti Junts (centre droit indépendantiste) ont joué un rôle clé pour permettre à Pedro Sánchez de conserver son poste de Premier ministre. Son retour est perçu comme un symbole de réconciliation par certains, mais la situation politique et sociale en Catalogne a évolué depuis 2017, avec de nouveaux défis comme la crise du logement ou les tensions énergétiques.

Réactions et enjeux politiques

Le journal catalan Ara, proche des indépendantistes, salue cette décision comme la fin de la répression contre le mouvement indépendantiste. Le quotidien estime que le retour de Puigdemont pourrait apaiser les tensions en Catalogne, une région du nord-est de l’Espagne. Cependant, Ara souligne que la Catalogne de 2026 n’est plus celle de 2017 : elle fait face à des crises multiples, comme le logement, l’énergie ou les infrastructures. Ces sujets seront au cœur de la campagne pour les élections générales anticipées prévues le 29 novembre 2026. L’amnistie reste un sujet de débat en Espagne, certains y voyant une mesure de réconciliation, d’autres une polarisation accrue de la vie politique.

Ce que ça pourrait changer

La loi d’amnistie pour les indépendantistes catalans a été adoptée en 2024 par le gouvernement de Pedro Sánchez en échange du soutien parlementaire de Puigdemont et de son parti. Cette loi a suscité des controverses, notamment au sein de la justice espagnole, où le Tribunal suprême avait d’abord refusé d’appliquer l’amnistie à Puigdemont, arguant que le texte ne pouvait couvrir le délit de détournement de fonds. Après plusieurs mois de bataille judiciaire, la Cour de justice de l’Union européenne et le Tribunal constitutionnel espagnol ont validé la loi en juillet 2026, confirmant son application. Cette décision a finalement permis la levée des mandats d’arrêt contre Puigdemont et d’autres figures indépendantistes.

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